En réponse aux questions des députés sur l’exécution budgétaire du premier trimestre, Lekjaa a précisé que les ressources ordinaires du budget général ont augmenté de près de 116 milliards de dirhams au cours des quatre dernières années, enregistrant une croissance annuelle moyenne de plus de 13,4 %, témoignant de la solidité des finances publiques et de la stabilité des orientations économiques à moyen terme.
Le ministre a souligné que la situation des finances publiques reste maîtrisée et conforme aux prévisions votées par le Parlement depuis 2022, grâce notamment à des réformes fiscales profondes ayant touché l’impôt sur les sociétés, la TVA et l’élargissement du prélèvement à la source.
La Trésorerie générale a ainsi dégagé un excédent budgétaire de 753 millions de dirhams à fin mars 2025. À elle seule, la fiscalité a connu une progression de 17,4 milliards de dirhams, soit une hausse de 21,5 % par rapport à l’année précédente et un taux de réalisation avoisinant les 31 % des prévisions de la loi de finances.
Du côté des dépenses, environ 100 milliards de dirhams ont été engagés au cours du premier trimestre, notamment pour honorer les engagements liés au dialogue social, à l’élargissement de la couverture santé et aux programmes d’aide sociale directe.
Cette dynamique positive a permis au gouvernement de disposer de nouvelles marges budgétaires, autorisant l’ouverture de 13 milliards de dirhams de crédits supplémentaires destinés à la stabilisation des prix de l’eau et de l’électricité, à la mise en œuvre des engagements sociaux et au financement des projets d’investissement des établissements et entreprises publics.
Enfin, Lekjaa a rappelé que ces résultats ont été renforcés par l’approbation, le 2 avril 2025, du renouvellement de la Ligne de Crédit Modulable (LCM) par le Conseil d’administration du FMI, pour un montant de 4,5 milliards de dollars sur deux ans, un signal fort de confiance dans la stabilité de l’économie marocaine et l’efficacité de sa politique budgétaire.
