Le ressenti est massif : 81% des sondés estiment que les prix ont fortement augmenté, et 13% modérément. Seulement 4% jugent les prix stables. Ce sentiment est particulièrement répandu chez les femmes et les 35-44 ans.
Face à cette pression sur le pouvoir d’achat, les Marocains ont revu leurs habitudes de consommation. Parmi ceux qui ont constaté une hausse des prix, 62% disent avoir réduit leurs achats non essentiels, et 42% achètent désormais en plus petites quantités. Quelque 18% ont sacrifié les sorties et loisirs, 12% comparent davantage les prix avant d’acheter.
C’est aussi dans les postes de dépenses que les arbitrages se font sentir. Loisirs et sorties arrivent en tête des réductions (62%), talonnés de près par l’alimentaire (61%) — un signal fort, compte tenu du caractère incompressible de ces dépenses. L’habillement (33%) et le transport/carburant (27%) suivent. À l’inverse, les dépenses de santé et d’éducation sont quasi-intouchées : seuls 3% des sondés déclarent les avoir réduites.
À noter : 14% des répondants affirment n’avoir pas changé leurs habitudes. Ce chiffre monte chez les hommes et les catégories socioprofessionnelles A/B.
