En réponse à une question orale à la Chambre des Conseillers, M. Kayouh a expliqué que ce centre permettra de contrôler et d’assurer, en coordination avec la Marine Royale, la sécurité des navires en provenance du sud du continent africain et d’Amérique du Sud, qui traversent l’océan Atlantique de Lagouira jusqu’au nord du Royaume.
Dans ce cadre, M. Kayouh a souligné que les premières Assises maritimes nationales, tenues les 21 et 22 mai dernier sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ont constitué un espace de réflexion et de concertation sur l’avenir du secteur maritime, conformément aux orientations royales relatives au développement de la façade atlantique du Royaume et à l’accès des États du Sahel à l’Atlantique.
Le ministre a relevé que les travaux de ces Assises ont porté sur la vision et la gouvernance stratégique maritime, la modernisation de l’écosystème logistique et industriel maritime, la sécurité maritime et la transition énergétique, ainsi que sur la formation, la recherche scientifique, l’innovation et la coopération.
Il a insisté sur la nécessité de former des cadres et des gestionnaires de navires, précisant que l’Institut Supérieur d’Études Maritimes (ISEM) forme annuellement entre 150 et 170 étudiants, alors que la demande annuelle pour ces compétences est estimée à environ 1.100 postes.
Le ministère penche sur la création d’une université maritime sur la façade méditerranéenne, en exécution des Hautes Instructions Royales, afin de répondre aux besoins liés aux nouvelles méthodes d’encadrement, à la digitalisation et à la formation des futurs officiers, a-t-il fait savoir.
(avec MAP)
