Selon une correspondance adressée au ministre Younes Sekkouri, consultée par TelQuel Arabi, cette mobilisation intervient en réaction à ce que les bureaux syndicaux considèrent comme la persistance de la direction générale de l’ONDA à ne pas mettre en œuvre plusieurs engagements et accords signés avec le syndicat le plus représentatif, en tête desquels figure l’accord du 9 janvier 2023, conclu sous l’égide du ministère de l’Emploi et de la présidence du gouvernement.
Dans leur courrier, les bureaux syndicaux affirment que plusieurs dispositions essentielles de cet accord demeurent, à ce jour, en suspens. Ils soulignent que les différentes initiatives et correspondances adressées à la direction générale de l’ONDA afin de relancer un dialogue social “sérieux et responsable” n’ont pas produit les résultats escomptés, contribuant ainsi à l’aggravation du climat de tension sociale au sein de l’établissement.
Les syndicats disent également s’étonner de ce qu’ils qualifient d’octroi d’importantes augmentations financières au profit d’une catégorie limitée de salariés, au détriment du reste du personnel. Ils estiment qu’une telle orientation contrevient aux principes de justice salariale et d’équité sociale, tout en constituant une violation des engagements antérieurs pris dans le cadre du dialogue social.
Les bureaux syndicaux mettent en garde contre les répercussions possibles de cette situation sur la paix sociale au sein de l’ONDA, réaffirmant leur attachement au droit de l’ensemble des salariés à bénéficier de manière juste et égale des différents acquis professionnels et sociaux.
Ils expriment, par ailleurs, leur rejet catégorique de toute tentative de consacrer, selon eux, des “privilèges catégoriels” ou une discrimination entre les salariées et les salariés. Le sit-in prévu constitue, précisent-ils, une première étape d’avertissement, avec la possibilité de recourir à un programme de mobilisation plus soutenu dans les prochaines semaines si les revendications formulées restent sans réponse.
