Les trois bureaux syndicaux ont publié un communiqué à l’issue d’une réunion tenue au siège de la Confédération démocratique du travail à Casablanca, au cours de laquelle plusieurs dossiers prioritaires ont été examinés. Parmi eux figure la question des augmentations salariales et les dysfonctionnements qu’elles comportent, selon le texte du communiqué consulté par TelQuel Arabi, évoquant des discriminations entre catégories relevant de la même institution.
La transformation de l’ONDA en SA crée des remous
Dans leur communiqué, les syndicats ont également dénoncé l’absence d’un dialogue sérieux autour du projet de transformation de l’Office national des aéroports (ONDA) en société anonyme, ainsi que les répercussions directes que cela pourrait avoir sur la situation des employés.
Les mêmes instances syndicales ont par ailleurs pointé, lors de leur assemblée générale, des dysfonctionnements dans la gestion du dialogue social, notamment le non-respect de la représentativité syndicale et des tentatives visant les bureaux nationaux unifiés, accompagnées d’accusations de collusion impliquant certains directeurs centraux.
Port de brassard et sit-in
Les syndicats ont annoncé un programme de protestation progressif pour défendre ce qu’ils qualifient de droits légitimes de l’ensemble des salariés. Celui-ci débutera par le port d’un brassard le jeudi 30 avril 2026, en guise de mouvement d’alerte pour exprimer leur rejet de pratiques jugées inacceptables.
Le programme prévoit également le port du brassard pendant trois jours par semaine durant trois semaines, ainsi que l’organisation de caravanes nationales de voitures chaque semaine pendant trois semaines en direction des aéroports Mohammed V de Casablanca, Marrakech-Ménara et Rabat-Salé, conclues par des sit-in devant leurs entrées.
Il inclut aussi l’organisation de deux sit-in devant le ministère du Transport et de la Logistique et le ministère de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences.
Les bureaux nationaux unifiés ont réitéré leurs principales revendications, en tête desquelles l’application des engagements restants des accords précédents, notamment en matière d’augmentation des salaires et de parcours professionnels, loin de toute politique de temporisation. Ils exigent également d’être associés au chantier de transformation de l’institution en société anonyme et l’ouverture d’un dialogue sérieux et responsable sur un nouveau cahier revendicatif.
Ils ont en outre appelé à l’ouverture d’une enquête sur la gestion du capital humain, en particulier sur les dossiers des employés, dénonçant des cas de favoritisme, de clientélisme et de mauvaise gestion.
Enfin, les syndicats ont tenu la direction de l’institution pour pleinement responsable du climat de tension et des perturbations qui pourraient en découler, notamment dans un contexte marqué par une intensification de l’activité aéroportuaire.
