L’Italie enregistre son premier cas de rage depuis 2011 chez un chien entré du Maroc via l’Espagne

Les autorités italiennes ont confirmé l’enregistrement du premier cas de rage depuis 2011, après que des analyses de laboratoire ont révélé qu’un chien, entré illégalement dans le pays en provenance du Maroc via l’Espagne, était porteur de la maladie.

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Les services vétérinaires italiens ont indiqué que l’animal avait été introduit en Italie en décembre 2025 en dehors des procédures légales prévues pour l’importation d’animaux, avant de présenter ultérieurement des symptômes de la maladie dans la ville de Vittorio Veneto, située dans la région de Vénétie, dans le nord du pays.

Selon les données officielles, l’animal a été euthanasié en raison de la gravité de son état de santé, tandis que les analyses de laboratoire réalisées le 27 mai dernier ont confirmé sa contamination par la rage.

La découverte de ce cas a provoqué une mobilisation des autorités sanitaires et vétérinaires italiennes, qui ont lancé une série de mesures préventives afin d’éviter toute propagation éventuelle de la maladie.

Ces mesures ont notamment concerné plus de 30 personnes ayant été en contact direct ou indirect avec le chien, soumises à une évaluation médicale. Certaines d’entre elles ont reçu une vaccination préventive ainsi qu’un traitement à base de sérum antirabique, en fonction du niveau d’exposition au risque.

Les animaux ayant été en contact avec le chien contaminé ont également été placés sous stricte surveillance vétérinaire. Parallèlement, les autorités locales ont lancé une campagne exceptionnelle de vaccination, ayant concerné environ 4.400 chiens et près d’un millier de chats domestiques dans la zone concernée.

Les vétérinaires ont été chargés d’assurer le suivi de l’opération de vaccination, de mettre à jour les dossiers sanitaires des animaux et de les enregistrer dans la base de données nationale dédiée aux animaux de compagnie.

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Dans les milieux vétérinaires européens, le principal risque pour les pays considérés comme indemnes de rage ne réside pas dans une transmission locale de la maladie, mais dans l’introduction d’animaux contaminés par des circuits illégaux ou sans respect des conditions sanitaires en vigueur.

Cette évolution intervient alors que les autorités de Sebta ont pris des mesures exceptionnelles après l’apparition d’un foyer de rage, tandis que les alertes sanitaires se multiplient dans plusieurs pays européens face aux risques de transmission de la maladie liés aux déplacements d’animaux entre les deux rives nord et sud de la Méditerranée.

La rage est l’une des zoonoses les plus dangereuses, provoquant dans la majorité des cas la mort après l’apparition des symptômes. La vaccination et un contrôle vétérinaire strict demeurent ainsi les principaux moyens de prévention et de limitation de sa propagation.