La conjoncture force le gouvernement à injecter 20 MMDH dans le budget général

Le Conseil de gouvernement a adopté, jeudi, le projet de décret portant ouverture de crédits supplémentaires au profit du budget général, présenté par le ministre délégué auprès de la ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget.

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Un Conseil de gouvernement présidé par Aziz Akhannouch. Crédit: DR

Ce projet de décret vise à ouvrir des crédits supplémentaires au profit du budget général, en application des dispositions de l’article 60 de la loi organique relative à la loi de finances, a indiqué le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, lors d’un point de presse à l’issue du Conseil.

Selon des sources gouvernementales, cette rallonge est de l’ordre de 20 milliards de dirhams (MMDH).

Cette mesure revêt un caractère impératif au regard de la nécessité de mobiliser des crédits supplémentaires imprévus au titre de l’exercice budgétaire 2026, afin de financer les actions entreprises pour atténuer les répercussions de la guerre dans la région du Moyen-Orient, notamment à travers la constitution des provisions nécessaires pour faire face aux effets induits en cas de persistance de cette situation, a-t-il souligné. Et de préciser qu’il s’agit en particulier de soutenir le pouvoir d’achat des citoyens par le maintien de la stabilité des prix du gaz butane et des services de transport de personnes et de marchandises, ainsi que de préserver les prix de l’électricité à leurs niveaux actuels malgré la forte hausse enregistrée sur les marchés mondiaux du gaz naturel, du fioul et du charbon.

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Ces crédits ont également pour objectif de financer les mesures prises en exécution des Hautes Instructions Royales visant à faire face aux effets des inondations qu’ont connues certaines régions du nord du Royaume, outre le renforcement du capital de certains établissements et entreprises publics, ainsi que la couverture des dépenses exceptionnelles et imprévues liées aux répercussions de la conjoncture internationale, selon le ministre.

(avec MAP)