Espagne : les Marocains résidant à Gibraltar exemptés des contrôles frontaliers habituels

Un nouveau dispositif pratique mis en place au poste-frontière de Gibraltar a été largement salué, après que les autorités espagnoles ont commencé à autoriser des résidents issus de pays hors Union européenne, dont des Marocains, à entrer en Espagne et dans l’espace Schengen sans les soumettre aux contrôles frontaliers habituels, notamment le tamponnage des passeports ou la vérification biométrique.

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Selon des informations rapportées par des médias espagnols, cette mesure, qui était auparavant réservée aux habitants locaux du Rocher ainsi qu’aux Britanniques résidant dans la colonie britannique, a été étendue aux étrangers résidant à Gibraltar, parmi lesquels des membres de la communauté marocaine. Cette évolution est considérée comme un changement notable dans la gestion du passage frontalier avec l’Espagne.

L’Association marocaine de Gibraltar s’est félicitée de cette évolution, qu’elle considère comme une mesure importante en faveur des membres de la communauté. Elle a annoncé que le premier bénéficiaire marocain de ce libre passage avait franchi la frontière le week-end dernier, tout en appelant les résidents à se munir de leur carte de résidence locale, connue sous le nom de “carte verte”, ainsi que de leur passeport, même si ce dernier n’est pas demandé par les autorités espagnoles au moment du passage.

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Selon la même source, les agents de la police nationale espagnole en poste au point de contrôle frontalier de La Línea ont reçu pour instruction de ne pas exiger des résidents de pays tiers les documents d’entrée habituels. Cela revient, dans les faits, à leur permettre d’accéder au territoire espagnol, puis au reste de l’espace Schengen, avec une liberté de circulation similaire à celle accordée aux résidents britanniques de Gibraltar.

Outre les Marocains, cette mesure concerne également des résidents d’autres nationalités, notamment russes et indiens. Elle suscite toutefois des interrogations dans les milieux espagnols quant à sa compatibilité avec les règles européennes relatives au contrôle des frontières extérieures, en particulier le système d’entrée et de sortie destiné à renforcer la surveillance sécuritaire à travers les données biométriques.