Vague de condamnations internationales contre l'attaque du Polisario à Smara

L’attaque menée par le Polisario contre la ville de Smara, le 5 mai, a suscité une vague de condamnations internationales. Les États-Unis, l’ONU, l’Union européenne et la France, notamment, ont réagi au tir de plusieurs projectiles visant cette ville du Sahara marocain, dans un contexte marqué par les discussions autour de l’avenir de la Minurso et le déroulement des exercices militaires African Lion.

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Ouverture de la 68è session de la Commission de la condition de la femme Crédit: ONU FEMMES

Au lendemain du tir, par les séparatistes du Polisario, d’au moins trois projectiles en direction de la ville de Smara, mardi 5 mai (faisant un blessé civil), plusieurs pays ont réagi.

« Nous condamnons les attaques du Front Polisario à Smara. Cette violence menace la stabilité régionale et les progrès réalisés vers la paix. Ces actions sont incompatibles avec l’esprit des récentes négociations », a écrit la représentation des Etats-Unis à l’ONU.

« Le moment est venu de mettre fin à ce différend vieux de 50 ans. Comme affirmé dans la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Proposition marocaine d’autonomie trace la voie vers la paix au Sahara occidental. Nous appelons tous ceux qui résistent à la paix à s’engager sincèrement pour un avenir meilleur. Le statu quo ne peut plus durer », a ajouté la même source.

« L’attaque récente contre Smara doit être condamnée. Il n’est pas temps d’escalader, mais de négocier, conformément à la résolution 2797 (2025) du CSNU, en prenant comme base le Plan d’autonomie du Maroc en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable conforme à la Charte des Nations Unies », a pour sa part écrit l’ambassadeur de l’Union européenne au Maroc, Dimiter Tzantchev.

Le porte-parole de l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Stéphane Dujarric, a quant à lui « fait écho à la profonde préoccupation de la Minurso » concernant l’attaque à la roquette du Front Polisario du 5 mai près de Smara. Il a souligné que « c’est un moment pour le dialogue et les négociations, et non pour une escalade militaire ».

La représentation française à l’ONU, enfin, a condamné « l’attaque revendiquée par le Front Polisario contre la ville de Smara, lundi 5 mai, qui a fait un blessé civil. Cette attaque menace la stabilité régionale et met en péril le processus de négociation engagé à la suite de l’adoption de la résolution 2797 (2025) par le Conseil de sécurité. La France appelle le Front Polisario à respecter le cessez-le-feu et la résolution précitée. Elle appuie les efforts de négociations visant à mettre un terme à ce conflit qui a trop duré ».

« L’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine trace la voie vers une paix juste durable et mutuellement acceptable dans laquelle il convient à l’ensemble des parties de s’engager. Elle constitue, pour la France, la seule base pour y aboutir. Nous appelons la Minurso (la mission de l’ONU au Sahara, ndlr), en lien avec les autorités marocaines, à faire toute la lumière sur ces attaques. Dans ce contexte difficile, la France salue le travail de la Minurso », a-t-elle conclu.

L’attaque et ces réactions interviennent alors que la communauté internationale examine l’avenir de la Minurso, mais aussi au moment où les manœuvres militaires maroco-américaines African Lion se déroulent dans plusieurs régions du sud du Royaume, y compris au Sahara.

Smara et ses environs ont déjà été ciblés à plusieurs reprises par le Polisario. Le 27 juin 2025, la milice armée avait notamment tiré quatre projectiles sur une zone inhabitée proche de la ville, sans faire de victimes.

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