Gazoduc africain atlantique : le Maroc défend son projet à Washington

Dans le cadre d’une série de rencontres tenues cette semaine à Washington, une délégation conduite par la directrice générale de l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra, a tenu des échanges de haut niveau visant à promouvoir le projet du Gazoduc Africain Atlantique Nigeria-Maroc (AAGP) et le positionnement du Maroc dans les secteurs de l’énergie et des minerais critiques.

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La directrice générale de l’ONHYM, Amina Benkhadra, le représentant de la Cedeao, Sediko Douka, et le PDG de la NNPC, Mele Kyari, lors de la signature du protocole d’accord pour la construction du gazoduc. À Rabat, en septembre 2022. Crédit: DR

Ces rencontres avec des institutions américaines, des organisations internationales ainsi que des think tanks de référence ont concerné notamment le Département américain de l’énergie, le Département d’Etat, le National Security Council relevant de la Maison Blanche, le Groupe de la Banque Mondiale, le programme Mission 300, la U.S. International Development Finance Corporation, le Center for Strategic and International Studies (CSIS), le Stimson Center ainsi que l’Atlantic Council – Global Energy Center.

Les échanges ont permis de mettre en avant le projet du Gazoduc Africain Atlantique, voulu par le roi Mohammed VI et le président nigérian.

A cette occasion, l’ONHYM a présenté l’état d’avancement du projet, marqué notamment par la finalisation des études de faisabilité et de la FEED (Front End Engineering Design), l’adoption des termes de l’Accord intergouvernemental (IGA), traité encadrant la gouvernance du gazoduc par les États membres de la CEDEAO, en prévision de sa signature prochaine par l’ensemble des Chefs d’État des Pays traversés, ainsi que par les travaux en cours relatifs à la structuration institutionnelle, préalables nécessaires à la préparation de la Décision Finale d’Investissement (FID).

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Les discussions ont également porté sur la mise en place de la Société de Projet, appelée à assurer la structuration financière, le développement opérationnel et la coordination de la mise en œuvre du projet.

Ces échanges ont mis par ailleurs en lumière les synergies croissantes entre le corridor énergétique du Gazoduc Africain Atlantique et le développement des ressources en minerais critiques et stratégiques, essentiels aux chaînes de valeur de la transition énergétique.

Les différentes institutions et think tanks rencontrés ont exprimé un intérêt soutenu pour le projet du gazoduc AAGP et le positionnement du Maroc dans les secteurs énergétiques et miniers, soulignant la portée transformationnelle de ces initiatives et leur importance croissante dans les nouvelles dynamiques géoéconomiques et géostratégiques internationales, selon un communiqué de l’ONHYM.

Le Gazoduc Africain Atlantique connectera à terme les ressources gazières de l’Afrique de l’Ouest au Maroc, à travers un corridor énergétique stratégique reliant l’espace atlantique du continent africain à l’Europe, favorisant l’intégration régionale, l’accès à l’énergie, l’industrialisation du continent et la diversification des approvisionnements énergétiques internationaux.

(avec MAP)