Gazoduc Maroc-Nigeria : lancement de la première phase à 6 milliards

Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, a annoncé le lancement d’un vaste projet d’une valeur de 6 milliards de dollars, visant à relier le port de Nador, au nord du Maroc, à la ville de Dakhla, au sud du Royaume.

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Haidar Mohammed Ali / AFP

Ce qui s’est passé

Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, a annoncé le lancement officiel d’un projet majeur estimé à 6 milliards de dollars, visant à relier le port de Nador (nord) à la ville de Dakhla (sud du Maroc). Ce tronçon constitue la première phase du projet de gazoduc Maroc-Nigeria, destiné à renforcer les infrastructures gazières du Royaume et à en faire un hub énergétique régional.

Pourquoi ça compte

Le gazoduc permettra de connecter 11 pays africains, depuis le Nigeria jusqu’au Maroc, avec pour objectifs de sécuriser l’approvisionnement énergétique national et de permettre l’exportation vers l’Europe. Il contribuera à positionner le Maroc comme un corridor stratégique entre l’Afrique et l’Europe pour le gaz naturel et les énergies propres. La mise en chantier est prévue pour fin juillet, selon la ministre.

Ce qu’ils en disent

Dans une déclaration à la plateforme économique Asharq Bloomberg, en marge d’un forum de l’OPEP à Vienne, Leila Benali a expliqué que le projet dépasse les enjeux nationaux. Il vise également à renforcer l’intégration énergétique du continent, avec des extensions prévues vers la Mauritanie et le Sénégal, tout en améliorant la connexion avec le marché européen via le gazoduc Maghreb-Europe.

Les chiffres clés

  • 6 milliards de dollars pour la phase Nador–Dakhla
  • 11 pays africains concernés par le tracé global
  • +20 milliards de dollars à investir dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique
  • +20 milliards de dollars supplémentaires pour renforcer les interconnexions énergétiques Afrique–Europe

Le projet devrait également améliorer les services énergétiques aux citoyens, soutenir la croissance économique, et accélérer les objectifs de développement durable du Maroc. Il marque une étape structurante dans la stratégie énergétique nationale.

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