L’ONG, présidée par Najat Anwar, indique avoir pris connaissance de cette affaire à travers les informations publiées par le journal Goud à Fès. Elle exprime sa « profonde inquiétude face à la gravité de ces actes, qui portent atteinte à la dignité et à l’intégrité des enfants, en particulier lorsqu’il s’agit d’enfants en situation de vulnérabilité ».
L’association salue par ailleurs « la vigilance du ministère public et des services de sécurité dans la lutte contre ces crimes », rappelant que l’exploitation des enfants, sous quelque forme que ce soit, constitue une infraction grave nécessitant la plus grande fermeté, ainsi qu’une protection effective des enfants victimes.
Pour rappel, le parquet près la Cour d’appel de Fès a décidé de poursuivre deux femmes soupçonnées d’être impliquées dans l’exploitation d’enfants à des fins de mendicité et de mauvais traitements à leur encontre. Les deux mises en cause ont été placées en détention à la prison locale de Bourkaiz, dans l’attente de leur procès.
Selon les investigations, l’une d’elles exploitait ses propres enfants dans la mendicité et la vente de fleurs, sous la menace et la violence, en les contraignant à exercer ces activités dans plusieurs ronds-points connus de la ville de Fès. La seconde femme, quant à elle, est impliquée dans l’exploitation de quatre enfants dans des activités de mendicité, en les soumettant à des violences afin de les forcer à s’y livrer.
