Espagne : un député d’extrême droite tacle une députée d’origine marocaine

Le député de Vox au Parlement de Catalogne, Alberto Tarradas, a ironisé ce jeudi 30 avril au sujet de la députée d’ERC (Gauche républicaine de Catalogne) Najat Driouech, d’origine marocaine, à qui il a lancé : “Si elle décide de ne pas sauter, ce n’est pas grave, qu’elle ne saute pas. Nous n’allons pas l’expulser pour ça, du moins pour l’instant”, en référence à un chant islamophobe entonné lors du match de foot Espagne-Égypte, le 31 mars dernier.

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Le député de Vox au Parlement espagnol, Alberto Tarradas, a ironisé ce jeudi au sujet de la députée d’ERC Najat Driouech, d’origine marocaine, à qui il a lancé : “Si elle décide de ne pas sauter, ce n’est pas grave, qu’elle ne saute pas. Nous n’allons pas l’expulser pour ça, du moins pour l’instant.”

Il s’est exprimé ainsi lors du débat sur une motion relative à la lutte contre les discours de haine et la discrimination dans le sport, à l’occasion de la troisième et dernière journée de la session plénière de la semaine du Parlement de Catalogne.

Il y a affirmé que son groupe soutenait le chant “musulmán el que no bote” (“celui qui ne saute pas est musulman”), entonné il y a quelques semaines lors du match entre l’Espagne et l’Égypte.

Au cours du débat, les chants islamophobes et xénophobes entendus lors du match amical entre l’Espagne et l’Égypte, disputé à la veille de la Semaine sainte au RCDE Stadium à Barcelone, ont été évoqués. Une partie du public y avait scandé le slogan “musulmán el que no bote”.

Najat DriouechCrédit: Insta/Najat Driouech

“Je ne saute pas parce que je suis dans l’hémicycle du Parlement. Mais tout le groupe Vox saute, et comment”, a déclaré Tarradas, applaudi par les députés de sa formation.

Il s’est interrogé sur “ce qu’il y a de mal” dans ce chant, qu’il attribue à “la spontanéité et la joie” des supporters présents au match.

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Il a ensuite mentionné explicitement la députée Najat Driouech — née à Asilah, (nord du Maroc) en 1981 — absente à ce moment de l’hémicycle : “Si elle décide de ne pas sauter, ce n’est pas grave, qu’elle ne saute pas. Nous n’allons pas l’expulser pour ça, du moins pour l’instant”, a-t-il affirmé.

Le premier vice-président du Parlement, le socialiste David Pérez, assurant alors la présidence de séance, a pris la parole pour lire le point 7.2 du Code de conduite des membres de la Chambre, qui stipule la nécessité de maintenir “un système de relations fondé sur une interaction constructive et cordiale avec toutes les personnes et tous les groupes sans exception”.

Reprenant ensuite son intervention, Tarradas a déclaré : “Oui, et mille fois oui : une Espagne chrétienne et jamais musulmane.”

(avec EFE)