El Jadida : un élève tué par un camarade, l'AMPS propose une feuille de route contre la violence en milieu scolaire

L'Association marocaine de la promotion de la santé (AMPS) a réagi au drame survenu dans un établissement scolaire de la province d'El Jadida le 21 avril, qui a entraîné le décès d'un élève mineur suite à une agression physique commise par un camarade au sein de l'établissement.

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L’association a exprimé ses condoléances à la famille du défunt et à l’ensemble de la communauté éducative, précisant avoir choisi de ne pas mentionner le nom de l’établissement afin de préserver l’intérêt supérieur des élèves.

Sur le plan analytique, l’AMPS considère que cet acte révèle un dysfonctionnement dans les mécanismes d’accompagnement psychosocial et résulte d’une vulnérabilité psychosociale, appelant à une réponse centrée sur les causes comportementales profondes plutôt que sur une approche uniquement répressive.

“Nous ne cherchons pas seulement des responsables, mais surtout à comprendre les facteurs qui permettent à la violence de pénétrer dans nos classes”

Zoheir Maazi, président de l'Association marocaine de la promotion de la santé

Le président de l’association, Zoheir Maazi, déclare à ce propos : “Nous ne cherchons pas seulement des responsables, mais surtout à comprendre les facteurs qui permettent à la violence de pénétrer dans nos classes. En parallèle à l’enquête judiciaire, nous appelons à la réalisation d’une étude psycho-sociale approfondie pour identifier les causes et éviter la répétition de tels drames. Le souvenir douloureux du suicide d’un élève l’an dernier nous rappelle l’urgence d’agir collectivement pour garantir la sécurité dans nos écoles.”

L’AMPS s’appuie sur son projet “Mentally”, mené en partenariat avec la direction provinciale de l’éducation à El Jadida, pour étayer sa position. Elle y souligne l’efficacité des cellules d’écoute, de la médiation, du développement des compétences de vie et des clubs de santé dans la prévention de ce type de drames.

Sur cette base, l’association appelle à l’adoption d’une stratégie nationale intégrée fondée sur le modèle IASC MHPSS, articulée autour de quatre niveaux d’intervention : la sécurisation et l’humanisation des espaces scolaires, le soutien communautaire et entre pairs via des élèves médiateurs formés aux premiers secours psychologiques, l’intégration de l’éducation socio-émotionnelle dans les programmes scolaires, et enfin la prise en charge clinique spécialisée incluant une évaluation psycho-judiciaire du mineur concerné.

L’AMPS appelle également à l’ouverture d’un dialogue national multipartite en vue d’élaborer une charte nationale de la santé mentale scolaire, affirmant qu’“investir dans la santé mentale en milieu scolaire n’est pas un luxe, mais une nécessité pour prévenir les drames, et garantir la réussite éducative, sociale et professionnelle des jeunes.”

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