Dans ce contexte, TelQuel Arabi a constaté, à Salé, que le prix de la tomate atteint environ 15 dirhams le kilogramme, tandis que les pommes de terre et les carottes se situent entre 7 et 8 dirhams. Le prix de l’oignon, s’élève quant à lui à 7 dirhams.
Ces niveaux interrogent quant à leur lien avec les coûts réels, d’autant que des données circulant au sein des marchés de gros indiquent que plusieurs de ces légumes sont vendus à des prix nettement inférieurs, ce qui reflète l’existence de marges élevées.
Des professionnels estiment que cet écart entre marchés de gros et points de vente finaux s’explique principalement par la multiplication des intermédiaires, ainsi que par les coûts de transport et de stockage, sans pour autant justifier, selon eux, les fortes hausses observées sur certains produits de base.
Dans ce cadre, Abderrazak Chabi, président de l’Association du marché de gros des fruits et légumes de Casablanca, a expliqué que le marché connaît d’importantes variations de prix, y compris pour un même produit. Il a précisé que le prix du poivron doux varie selon la qualité, la couleur, la forme et le circuit de distribution.
Ainsi, le poivron destiné à la récolte directe peut atteindre environ 5 dirhams sur les marchés de gros, tandis que certaines quantités destinées à l’exportation mais refusées par la suite, sont parfois vendues autour de 2 dirhams seulement, malgré leur qualité élevée, car elles ne supportent pas les multiples étapes de manipulation.
Dans une déclaration à TelQuel Arabi, il a ajouté que cette disparité concerne également d’autres légumes, notamment ceux provenant directement des exploitations agricoles, dont les prix sont plus élevés que ceux issus des stations d’exportation.
Concernant la tomate, il a souligné qu’elle reste à des niveaux élevés sur les marchés de gros, avec des prix oscillant entre 7 et 11 dirhams le kilogramme, selon la qualité, le calibre et le degré de maturité.
Pour les autres légumes de base, il a indiqué que les prix de la pomme de terre varient entre 3 et 5,5 dirhams, ceux de la carotte entre 1,3 et 3 dirhams, tandis que l’oignon se situe entre 1,5 et 3 dirhams.
Par ailleurs, le président de l’association a alerté sur ce qu’il qualifie de « saturation du marché » par certains produits de faible qualité, précisant qu’une partie provient d’Europe, et que l’attention se porte principalement sur leur accès au marché.
