Lors de la séance consacrée à la discussion du bilan de l’action gouvernementale, tenue ce mardi à la Chambre des représentants, elle a poursuivi : « Avez-vous interrogé vos politiques de dépendance et leur danger pour l’avenir du pays, afin d’opérer une rupture avec vos choix non démocratiques, de mettre fin au processus de privatisation, de préserver le rôle stratégique de l’État, de garantir la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale, de renforcer le front interne par la démocratie, d’approfondir la régionalisation avancée et de traduire la volonté populaire en souveraineté populaire, et non en souveraineté des technocrates dont vous êtes aujourd’hui parmi les premières victimes ? »
S’adressant à Aziz Akhannouch, elle a ajouté : « Vous avez annoncé avant les élections de 2026 que vous ne reviendriez pas à la tête du gouvernement, et que vous pourriez retourner au ministère de l’Intérieur, devenu aujourd’hui le ministère des ministères. »
La parlementaire a également critiqué ce qu’elle considère comme l’absence de réformes politiques et économiques profondes, affirmant que le gouvernement n’a pas abordé des dossiers essentiels tels que la lutte contre l’enrichissement illicite, l’évasion fiscale et les conflits d’intérêts. Elle s’est en outre interrogée sur l’absence d’initiatives législatives relatives à « une amnistie générale » en faveur de certains jeunes liés aux mouvements de protestation, notamment ceux du Rif et de la « génération Z ».
Mounib s’est également interrogée sur la pertinence de parler de bilan dans un contexte marqué par « la faiblesse des retombées sociales et la montée des mouvements de protestation dans les zones rurales, les régions marginalisées, les villes, et même sur les réseaux sociaux ».
Elle a enfin critiqué certaines lois adoptées durant ce mandat, évoquant notamment « une loi sur la grève visant à restreindre, une loi sur l’enseignement supérieur instaurant un enseignement à deux vitesses, en dépit de l’opposition du Syndicat national de l’enseignement supérieur, l’expulsion d’étudiants de l’université Ibn Tofail, les tensions dans l’enseignement scolaire et l’exclusion des enseignants ».
