Parlement : Face à Akhannouch, Rachid Hammouni pointe "les milliards dépensés sans freiner la hausse des prix"

Le président du groupe du Parti du progrès et du socialisme à la Chambre des représentants, Rachid Hammouni, a vivement critiqué l’impact des politiques de soutien menées par le gouvernement, estimant que les importantes dépenses engagées n’ont pas bénéficié aux citoyens.

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Rachid Hammouni (PPS) au Parlement le 16 juin 2025. Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

Selon lui, ces fonds ont surtout profité aux “ferrackhia” et à “des catégories limitées de privilégiés et de proches”.

Selon Alyaoum 24, intervenant lors de la séance plénière consacrée au bilan de l’action gouvernementale, il a souligné que les crédits mobilisés n’ont pas permis d’améliorer le pouvoir d’achat. Il a notamment cité le soutien à l’importation de viandes, évalué à près de 13 milliards de dirhams via des exonérations douanières, auquel s’ajoutent 400 millions de dirhams pour l’Aïd al-Adha, sans effet sur les prix, qui avoisinent les 150 dirhams le kilogramme. Pour lui, cette situation illustre un “gaspillage de l’argent public”, dont les retombées profitent davantage aux intermédiaires qu’aux consommateurs.

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Le même constat est dressé pour l’appui aux éleveurs, jugé inefficace en raison de la flambée des prix des aliments pour bétail, ce qui en a neutralisé l’impact. Sur le dossier des carburants, Hammouni a critiqué le choix de soutenir les professionnels du transport à hauteur de 8,5 milliards de dirhams entre 2020 et 2024, alors que les recettes issues de la taxe intérieure de consommation (TIC) ont atteint 120 milliards de dirhams. Il estime qu’une baisse de cette taxe aurait eu un effet direct sur les prix.

Par ailleurs, il a pointé des dysfonctionnements dans le secteur de la santé, indiquant qu’environ 11 millions de citoyens ne bénéficient plus de la couverture médicale après la suppression du “Ramed”. Il a également relevé la poursuite de la hausse des prix des produits alimentaires malgré leur disponibilité, dénonçant l’absence de mécanismes efficaces pour encadrer le marché et lutter contre la spéculation.

Enfin, il a critiqué le rejet implicite d’une proposition de loi de son groupe visant à créer une agence publique chargée de réguler la commercialisation des produits agricoles et de limiter les pratiques spéculatives, y voyant le signe d’un manque de volonté réformatrice.