Chahid a affirmé que le découpage en vigueur “consacre la domination en permettant à la majorité d’obtenir deux sièges dans la province au lieu d’un seul, tout en privant l’opposition de son droit à une représentation électorale”. Il a rappelé que le découpage doit s’inscrire dans des standards internationaux fondés sur l’équilibre démographique et l’égalité de représentation entre les circonscriptions électorales.
Le président du groupe ittihadi a évoqué le mémorandum de son parti appelant à modifier les circonscriptions régionales en adoptant le principe de circonscriptions dédiées aux femmes, afin de doter les candidates de dispositions particulières permettant d’atteindre l’objectif constitutionnel du tiers. Il s’agit notamment de créer au sein de chaque région des circonscriptions supplémentaires attribuant entre 4 et 7 sièges, en tenant compte des taux de densité.
Concernant le financement des campagnes électorales des jeunes de moins de 35 ans, Chahid a estimé qu’il “se heurte à l’un des obstacles majeurs qui freinent les jeunes dans l’accès aux élections, à savoir le coût élevé des campagnes”.
Il a précisé que cette mesure, “dans son principe, constitue un mécanisme d’élargissement de la participation et d’ouverture à de nouvelles compétences, permettant d’atténuer la domination de l’argent et du prestige social sur les candidatures, conformément à l’esprit de la Constitution”. Toutefois, elle “soulève en parallèle des interrogations objectives et légitimes sur la manière de garantir une utilisation transparente et efficace de ce financement public, afin qu’il atteigne son objectif initial et ne se transforme pas en un nouveau moyen de ‘rendre la corruption plus jeune’ au lieu de rajeunir les élites”, selon ses termes.
Le même intervenant a ajouté qu’il existe “une véritable crainte que certains jeunes soient utilisés comme façades électorales par des détenteurs d’argent et d’influence, ce qui viderait la mesure de sa portée réformatrice et en ferait un nouveau canal de corruption du processus électoral”.
Il a souligné que “l’adoption du principe de financement partiel des campagnes des jeunes doit impérativement être accompagnée de garanties solides au niveau du projet de loi organique, veillant à ce que ce soutien ne se substitue pas à l’effort organisationnel et politique des partis dans l’encadrement de la jeunesse”.
