Depuis le mardi 14 avril, Le Desk subit une attaque informatique de grande ampleur. En moins de deux jours, les serveurs du site ont enregistré pas moins de 26,69 milliards de requêtes HTTP, générées dans le cadre d’une attaque par déni de service distribué — connue sous l’acronyme DDoS. Si 99,99 % de ces requêtes ont été interceptées par les systèmes de protection du média, le pic atteint mercredi matin — 2,1 milliards de requêtes en une seule heure — illustre la puissance de feu déployée par les assaillants.
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Quatre vagues coordonnées
L’offensive ne s’est pas limitée à un assaut unique. Elle s’est déployée en quatre vagues successives, pilotées depuis un botnet international — un réseau de machines infectées — dont les bots provenaient principalement d’Indonésie, des Philippines, d’Inde, du Bangladesh et des États-Unis. Plus révélateur encore : à chaque fois que Le Desk ajustait ses contre-mesures, l’attaque reprenait aussitôt, témoignant d’une surveillance active et en temps réel de la part des attaquants. L’offensive a par ailleurs débordé du seul site web pour toucher les réseaux sociaux et l’application mobile du média. “L’attaque a principalement visé les articles portant sur l’affaire de blanchiment d’argent impliquant Gims et son vaste projet immobilier à Marrakech”, précise Soufiane Sbiti, directeur de la rédaction du Desk. Il souligne également que cette offensive est survenue dans la foulée de son passage dans l’émission française Sept à Huit pour parler de l’affaire.
Une attaque délibérée ?
Le caractère persistant, coordonné et manifestement coûteux de l’opération conduit Le Desk à écarter la piste d’une attaque opportuniste. Le média estime qu’il pourrait s’agir d’une volonté délibérée de perturber son travail éditorial, sans pour autant désigner de responsable à ce stade.
Une déclaration d’incident a été déposée auprès de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI). Le Desk se réserve par ailleurs le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’issue des investigations techniques actuellement en cours.
