Dans ce contexte, El Houssine Yamani, secrétaire général du Syndicat national du pétrole et du gaz et membre de la Confédération démocratique du travail, estime que la libéralisation des prix a été une décision erronée, dont les répercussions continuent d’impacter les prix et le pouvoir d’achat des citoyens.
Dans une déclaration à TelQuel Arabi, il affirme que la seule solution, dans la situation actuelle, réside dans l’annulation ou la suspension temporaire de la libéralisation des prix, et le retour à un nouveau cadre de régulation des prix des carburants, garantissant à la fois les droits des opérateurs et la protection des consommateurs.
Il ajoute que les prix des carburants ont des effets directs et indirects sur la sécurité et la stabilité sociales, ce qui impose, selon lui, la prise de mesures audacieuses pour limiter l’aggravation de ces impacts, notamment au regard de leurs répercussions sur le pouvoir d’achat.
Yamani conclut en estimant que la guerre de 2026 sera plus difficile que celle de 2022, appelant à une vigilance accrue face à la politique de désengagement de l’État des secteurs productifs, en particulier énergétiques. Il souligne enfin que la logique de libéralisation des prix ne correspond pas à la réalité des revenus des Marocains.
