Ils justifient cet arrêt total de la distribution des bonbonnes de gaz par la forte hausse des coûts de l’ensemble des intrants nécessaires à leur activité, notamment dans un contexte marqué par des augmentations répétées des prix des carburants, alors que leur marge bénéficiaire reste gelée. Une marge qu’ils jugent « très faible » et qui menace, selon eux, la pérennité de leurs entreprises.
Dans une déclaration à TelQuel Arabi, Abdessalam Bouaaz, membre de la Fédération des distributeurs de gaz de la région Fès-Meknès, estime que cette décision s’impose face aux pertes importantes subies par les professionnels, en raison de la flambée des prix des carburants et du maintien d’une marge plafonnée ne dépassant pas deux dirhams.
Il affirme également que le gouvernement n’a entrepris aucune démarche de dialogue, laissant les distributeurs faire face au risque de faillite, tout en refusant de soutenir les sociétés de distribution. Il ajoute que l’Exécutif exige la création de nouvelles entreprises dédiées au transport, une mesure qu’il juge inapplicable, les distributeurs disposant déjà de leurs propres structures et flottes.
Le même intervenant précise que la grève concernera uniquement l’opération de distribution, soulignant que les citoyens et les commerçants pourront toujours se rendre aux dépôts pour se procurer des bonbonnes de gaz.
Enfin, il relève que les hausses ont touché plusieurs postes de dépenses, notamment les camions, les pneus, les pièces de rechange, les assurances, les salaires, les cotisations sociales et les taxes, rendant la marge actuelle insuffisante et fortement érodée.
