20 centres pour chiens errants prévus au Maroc, trois déjà opérationnels à Casablanca, Salé et Agadir

Le ministre de l'Intérieur Abdelouafi Laftit a indiqué que 20 centres dédiés aux chiens errants seront réalisés. Trois centres sont déjà opérationnels au niveau des préfectures de Salé, Agadir Ida-Outanane et Casablanca. Par ailleurs, la mise en place d’un complexe vétérinaire mobile a été lancée dans la ville de Kénitra, en tant que modèle de gestion de ce phénomène, offrant des services incluant la vaccination, les soins, la stérilisation et l’hébergement temporaire.

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Dans sa réponse à une question écrite adressée par Thouria Afif, membre du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement (PJD), Laftit a indiqué qu’un accord-cadre de partenariat et de coopération a été conclu depuis 2019 entre le ministère de l’Intérieur et plusieurs départements et institutions, dont le ministère de la Santé et de la Protection sociale, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et l’Ordre national des vétérinaires. Cet accord vise à contenir la prolifération des chiens errants à travers des campagnes de stérilisation chirurgicale et de vaccination contre la rage.

280 millions de dirhams

Le ministre a également souligné que la mise en œuvre de cet accord et l’accélération de son déploiement ont permis d’accompagner plusieurs collectivités territoriales dans la création et l’équipement de centres de collecte et d’hébergement des animaux errants. L’enveloppe financière mobilisée à cet effet au cours des cinq dernières années avoisine les 280 millions de dirhams.

Dans le même contexte, Laftit a précisé que les chiens errants constituent le principal réservoir ou vecteur de plusieurs maladies graves. Leur gestion relève des compétences des collectivités en matière de prévention et de santé publique.

Il a relevé qu’au Maroc, une hausse notable du nombre de ces animaux a été enregistrée ces dernières années, avec plus de 100.000 cas de morsures et griffures recensés en 2024, ainsi que des risques liés à la rage, responsable de 33 décès la même année.

Projet de loi dans le circuit législatif

Le ministre a ajouté que, dans le but de doter ce chantier d’un cadre juridique, un projet de loi n°19.25 relatif à la protection des animaux errants et à la prévention de leurs risques a été élaboré. Ce texte vise à établir un équilibre entre la protection et le bien-être de ces animaux, leur droit à la vie, et la nécessité de prévenir les dangers qu’ils représentent pour la sécurité des citoyens. Le projet a été adopté en Conseil de gouvernement le jeudi 10 juillet 2025 et soumis au Parlement.

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Au niveau de la province de Béni Mellal, Laftit a indiqué qu’un refuge dédié à la collecte et au traitement des chiens et chats errants est en cours de réalisation à Kasbat Tadla, avec un taux d’avancement d’environ 55 %. Cette infrastructure devrait permettre de regrouper ces animaux, de les traiter, de les stériliser et de limiter leur prolifération.

Il a également précisé que les autorités locales ont œuvré, en coordination avec les collectivités territoriales, à la création de deux groupements intercommunaux : l’un au niveau de la ville de Béni Mellal, baptisé « Béni Mellal pour la santé », et l’autre au niveau des communes montagneuses, nommé « Dir pour la santé », incluant notamment la commune de Kasbat Tadla.