La Cour d’appel administrative de Fès a confirmé la révocation de trois membres du bureau du conseil communal de Meknès, dont deux vice-présidents, ravivant les tensions politiques locales et faisant craindre un nouveau blocage institutionnel.
Le bureau dirigeant du conseil communal de Meknès a subi un revers important, après la décision de la Cour d’appel administrative de Fès rendue mardi, confirmant le jugement en première instance ordonnant la révocation de trois conseillers de la commune, dont deux occupent des fonctions de vice-présidents et le troisième celle de secrétaire du conseil. Les services de la préfecture de Meknès ont déjà entamé les procédures de révocation.
Le tribunal administratif de première instance de Meknès avait auparavant démis de leurs fonctions électives Mohamed Bakhtaoui, premier vice-président, Amal Benaich, huitième vice-présidente, ainsi que le secrétaire du conseil Rachid Ouzid, sur la base d’une requête déposée par le parti du Rassemblement national des indépendants.
Le parti du chef du gouvernement accuse les trois conseillers d’avoir désobéi à sa décision de voter en faveur de la candidate du parti à la présidence du conseil lors de l’élection du président et des membres du bureau, tenue le 1er novembre 2024. Ils ont en effet voté contre, au profit du président actuel, Abbas Loumgharbi, issu de l’Union constitutionnelle.
Des observateurs de la vie publique locale dans la capitale ismaélienne estiment que la révocation de ces trois conseillers pourrait plonger le conseil communal de Meknès dans un nouveau “blocage”, similaire à celui vécu durant la présidence de Jawad Bahji en 2024.
Il convient de rappeler qu’en octobre 2024, Jawad Bahji, ancien président du conseil communal de Meknès, avait officiellement présenté sa démission, après de fortes tensions entre la majorité des membres du conseil, ce qui avait impacté négativement la gestion des affaires de la commune et freiné plusieurs projets de développement.
