Cependant, aucune mise à jour ni précision officielle n’a été fournie depuis, malgré la poursuite de la tendance haussière des prix des carburants au niveau national et les inquiétudes croissantes liées à l’impact des fluctuations internationales sur le marché intérieur.
Par ailleurs, le site officiel du ministère ne fait état d’aucune activité durant cette période, ni en termes de communiqués, de réunions ou d’actualisations concernant la situation du marché national des carburants.
Ce silence relance les interrogations sur l’évolution des stocks nationaux et la pérennité des indicateurs avancés par la ministre. À ce jour, aucune réunion n’a été programmée par la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement à la Chambre des représentants, malgré près de deux semaines de demandes parlementaires en ce sens.
Ce retard intervient alors que des signaux annoncent une nouvelle hausse des prix des carburants à la fin du mois, conférant un caractère urgent à l’examen de ce dossier au sein de l’institution législative.
Des groupes parlementaires de la majorité comme de l’opposition ont pourtant sollicité la tenue d’une réunion de la commission, sans que cela ne se traduise par une programmation concrète. Cette situation intervient dans un contexte de débat public croissant sur les prix des carburants, notamment après des hausses enregistrées à la mi-mars, atteignant deux dirhams pour le gasoil et 1,44 dirham par litre pour l’essence, selon des données professionnelles.
Des informations circulent actuellement selon lesquelles le marché national pourrait connaître une nouvelle augmentation dépassant deux dirhams pour le gasoil d’ici la fin du mois, et plus d’un dirham et demi pour l’essence, dans le cadre des ajustements périodiques opérés par les sociétés de distribution.
Cette concomitance entre le retard de la commission parlementaire et les hausses attendues accentue les critiques visant le rythme de réaction du gouvernement face au dossier des carburants, alors que des voix, tant de la majorité que de l’opposition, appellent à un débat parlementaire sur la question.
L’absence de programmation d’une réunion, malgré l’urgence du sujet, soulève également des interrogations sur l’efficacité du contrôle parlementaire et sa capacité à suivre des enjeux directement liés au pouvoir d’achat des citoyens, dans un contexte de révisions rapides des prix entre la mi et la fin de chaque mois.
Il convient de rappeler que des groupes parlementaires, de la majorité comme de l’opposition, avaient déjà adressé une correspondance au président de la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement, l’appelant à convoquer la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable afin « d’examiner les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur les prix des carburants sur le marché national ».
