Le PSU désavoue le “courant de la nouvelle gauche renouvelée”

Le bureau politique du Parti socialiste unifié (PSU) a désavoué la “Coordination nationale du courant de la nouvelle gauche renouvelée”, estimant que ce courant “ne dispose d’aucune légitimité juridique ni organisationnelle”, conformément aux statuts du parti et aux décisions de ses instances, notamment la commission d’arbitrage et le conseil national.

Par

Dans un communiqué publié samedi, le bureau politique indique avoir appris “avec un grand étonnement” l’annonce par ce courant de l’organisation, lundi 23 mars, d’une conférence de presse destinée à présenter sa plateforme idéologique, politique et organisationnelle.

Il ajoute que l’appel à tenir cette conférence, ainsi que tout ce qui s’y rapporte, “constitue une violation manifeste des statuts du parti, de ses lois internes et des décisions de ses instances”, soulignant que “ce qui est qualifié de courant n’a aucun lien avec le parti et n’entretient aucune relation avec ses structures”, selon les termes du communiqué.

Le bureau politique précise également que le parti “n’est pas responsable de cette conférence ni de ses éventuelles conclusions”, affirmant qu’il “n’hésitera pas à appliquer la loi et à engager les procédures disciplinaires contre toute violation des statuts et des règles du parti”.

De son côté, la “Coordination nationale du courant de la nouvelle gauche renouvelée” avait annoncé l’organisation d’une conférence de presse ouverte au public, prévue le lundi 23 mars, afin de présenter ce qu’elle appelle “la plateforme de la nouvelle gauche renouvelée”, sous le slogan : “Une vision stratégique de gauche pour le parti de l’avenir et le Maroc de demain”.

à lire aussi

Selon un communiqué de la coordination, dont TelQuel Arabi a reçu copie, cette plateforme s’articule autour de cinq axes principaux liés aux grandes orientations stratégiques, à la situation politique actuelle au Maroc, au programme partisan souhaité, aux alliances, ainsi qu’à l’organisation et à l’outil organisationnel, avec en plus deux axes centraux portant sur l’identité et la question culturelle, ainsi que sur la question religieuse et la laïcité.