Si le gouvernement espagnol choisissait d’être de nouveau représenté en Israël par une nouvelle ambassadrice ou un nouvel ambassadeur, il devrait dans un premier temps nommer un nouveau diplomate à ce poste. Ce dernier aurait alors à présenter ses lettres de créance aux autorités israéliennes.
Le gouvernement espagnol de gauche est l’une des voix européennes les plus critiques envers le gouvernement de Benjamin Netanyahu depuis la guerre génocidaire menée contre la bande de Gaza en réponse à l’attaque du Hamas sur le territoire israélien le 7 octobre 2023.
Le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a également affiché fermement ces derniers jours son opposition aux frappes américano-israéliennes menées contre l’Iran.
« Sur proposition du ministère des Affaires étrangères (…), j’en viens à la décision de mettre fin aux fonctions de Mme Ana María Sálomon Pérez en tant qu’ambassadrice d’Espagne auprès de l’Etat d’Israël, en la remerciant pour services rendus », déclare le roi Felipe VI dans ce décret signé à la date de mardi.
En septembre 2025, Madrid avait rappelé la diplomate à Madrid, où elle se trouvait depuis, à la suite d’échanges houleux avec Israël, après l’annonce par le gouvernement espagnol de nouvelles mesures visant à « mettre un terme au génocide à Gaza ».
Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar avait alors notamment qualifié Pedro Sánchez d‘ »antisémite » et de « menteur », après que le Premier ministre espagnol a exprimé son « admiration » pour les manifestants pro-palestiniens qui ont perturbé la Vuelta cycliste en Espagne.
Israël, de son côté, n’a plus d’ambassadeur en Espagne depuis la reconnaissance de l’Etat de Palestine par le gouvernement de gauche de Pedro Sánchez en 2024.
(avec AFP)
