Le PPS appelle à plafonner les prix des carburants et tire la sonnette d'alarme sur la vie chère

Le Bureau politique du Parti du progrès et du socialisme (PPS) a tenu sa réunion hebdomadaire mardi 10 mars, au cours de laquelle il a abordé plusieurs dossiers d'actualité nationale et internationale, allant de la flambée des prix à la situation au Moyen-Orient, en passant par les élections législatives prévues en septembre prochain.

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Le secrétaire général du PPS Nabil Benabdallah, le 10 mars 2026 à Rabat. Crédit: DR

Face à la hausse des prix des produits alimentaires — viandes, légumes, fruits et poisson — et des carburants, le PPS a tenu le gouvernement pour responsable. Le parti estime que cette situation « résulte principalement de pratiques de monopole, de spéculation et de manipulations du marché menées par des « profiteurs des crises » », et non pas uniquement des conditions climatiques ou des fluctuations internationales.

Le PPS a appelé le gouvernement à intervenir « de manière urgente et efficace » pour « plafonner provisoirement les prix du gasoil et de l’essence » et a plaidé pour « une solution pratique permettant la remise en service de la raffinerie Samir ». Il a également réclamé une répression des pratiques frauduleuses des « grands intermédiaires, spéculateurs et monopoleurs, plutôt que de se limiter à des contrôles formels visant les petits commerçants de détail ».

Sur le projet de loi n° 09.26 portant réorganisation du Conseil national de la presse, le PPS a accusé le gouvernement de persister dans « une approche unilatérale » et d’avoir une volonté implicite de contourner la décision de la Cour constitutionnelle. Selon le parti, le texte ne réunit toujours pas les conditions nécessaires pour concrétiser « l’autorégulation libre, indépendante et démocratique de la presse et de l’édition ».

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Après la fixation officielle de la date des élections législatives au 23 septembre 2026, le PPS a réaffirmé son souhait que ce scrutin renforce le processus démocratique. Le parti a insisté sur la nécessité d’« initiatives d’apaisement politique et des droits humains », notamment en cherchant à résoudre les dossiers liés aux arrestations ou poursuites engagées dans le cadre de « l’exercice de la liberté d’expression, d’opinion ou du droit de manifester pacifiquement ».

Sur le plan international, le Bureau politique a condamné « l’agression américano-israélienne contre le peuple iranien » et dénoncé les atteintes de « l’entité sioniste » à la souveraineté du Liban. Tout en réaffirmant son « désaccord fondamental avec la nature du régime iranien », le parti a lancé « un appel pressant pour mettre fin à cette guerre » et a appelé à « activer les voies diplomatiques afin de parvenir à des solutions politiques justes, durables et solides aux crises chroniques et complexes de la région ».