Dans sa question, la députée souligne que le phénomène de la revente de rendez-vous de visas perdure depuis des années et s’aggrave, cette prestation administrative étant devenue un terrain de spéculation et de chantage, avec la montée en puissance d’intermédiaires qui accaparent les créneaux avant de les revendre à des prix exorbitants.
Elle ajoute que cette situation pèse lourdement sur les citoyens et porte atteinte au principe d’égalité d’accès aux services, soulevant des problématiques liées à la transparence, à l’égalité des chances et à la protection du consommateur.
Dans ce contexte, Touria Afif a interrogé le ministre sur les mesures que son département envisage de prendre, en coordination avec les ambassades et consulats étrangers ainsi qu’avec les sociétés chargées de la gestion des rendez-vous, afin d’empêcher la monopolisation des créneaux par des intermédiaires et d’en interdire la revente à des tarifs trompeurs.
Il est à rappeler que Nasser Bourita avait déjà exprimé son rejet de pratiques inacceptables observées aux abords de plusieurs consulats étrangers, notamment celles liées à des « courtiers » rôdant autour de certaines représentations diplomatiques.
Dans des réponses à des questions parlementaires, il avait indiqué que ces dysfonctionnements sont régulièrement soulevés lors de réunions périodiques et de commissions consulaires mixtes entre le Maroc et les pays concernés.
