Tennis marocain : jeunes talents, grandes ambitions

Le tennis marocain traverse, aujourd'hui, une phase charnière, porté par une nouvelle vague de jeunes joueurs déterminés à briller sur les courts internationaux.

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Après la belle époque du tennis national, marquée jadis par les trois mousquetaires – Hicham Arazi, Younes El Aynaoui et Karim Alami -, la relève entend redonner au Maroc une place de choix sur les scènes continentale et internationale.

Cette jeunesse ambitieuse et décomplexée affiche une véritable culture de la performance. Malgré l’élimination, la prestation aboutie des jeunes tennismen marocains lors des play-offs du Groupe mondial I de la Coupe Davis face à une Colombie (1-3) bien rodée et mieux expérimentée, en dit long sur leur potentiel et leur marge de progression.

À ce propos, Hicham Arazi, désormais capitaine de l’équipe nationale en Coupe Davis ne cache ni sa fierté ni ses ambitions. « Malgré l’élimination face à la Colombie, nous sommes résolument tournés vers l’avenir », a-t-il affirmé dans un entretien accordé à la MAP. Au-delà du score, l’ancien N°22 mondial retient surtout une dynamique positive, une flamme ravivée et, plus encore, l’émergence d’une génération qui ose viser plus haut.

Dans cette optique, Reda Bennani, jeune espoir marocain et figure de cette nouvelle vague, vient de franchir un cap en disputant les qualifications du tournoi ATP 500 de Doha. Bien qu’éliminé par Pablo Carreño Busta, ex-N°10 mondial, coéquipier du « Matador » Rafael Nadal en sélection espagnole et médaillé de bronze aux JO de Tokyo, le prodige marocain a affiché un niveau prometteur et une maturité encourageante.

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Même constat chez Karim Bennani, Amine Jamji ou encore Taha Baadi, qui enchaînent des performances solides sur le circuit ITF. « Ils ont du potentiel et ils commencent à y croire », confie Hicham Arazi. « Ce qui me marque le plus, c’est leur état d’esprit. Ils jouent avec le cœur », souligne-t-il.

Derrière cette dynamique, l’ancien quart de finaliste de l’Open d’Australie et de Roland-Garros met en avant le rôle structurant de la Fédération royale marocaine de tennis. « Financement des déplacements, encadrement technique, suivi médical et accompagnement psychologique : les jeunes bénéficient aujourd’hui d’un soutien structuré », a-t-il relevé. « La Fédération investit réellement dans ces profils. Elle les aide à croire en leur projet », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Hicham Arazi a évoqué quelques-uns de ses souvenirs les plus marquants : une victoire face à Roger Federer à Roland-Garros, des amitiés forgées dans les vestiaires avec des champions devenus légendes, ou encore la découverte d’un jeune Rafael Nadal, qui lui avait été présenté par son ami Carlos Moyá, comme futur phénomène du tennis mondial.

Aujourd’hui, il transmet cette mémoire et cette exigence à ses protégés, avec l’espoir que, demain, un jeune Marocain inscrit à son tour son nom dans les tableaux des grands tournois et que la Coupe Davis redeviendra le théâtre des grandes nuits du tennis national.

(avec MAP)