Sahara : silence après une nouvelle journée de discussions à Madrid

De nouvelles réunions consacrées à la question du Sahara se sont tenues, lundi à Madrid, entre des responsables espagnols, marocains et des Nations unies, dans le prolongement des rencontres organisées samedi par l’Espagne avec l’Algérie et la Mauritanie. À l’issue de ces échanges, aucun communiqué officiel n’a été publié.

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La dynamique positive des relations bilatérales entre le Maroc et l'Espagne étaient au menu d'une rencontre, le 17 avril 2025, à Madrid, entre les ministres Nasser Bourita et José Manuel Albares. Crédit: José Manuel Albares / X

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, s’est entretenu séparément avec son homologue marocain, Nasser Bourita, ainsi qu’avec l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura, rapporte l’agence de presse espagnole EFE. Selon certaines informations relayées par des médias, des réunions élargies auraient également eu lieu, impliquant le Maroc, les États-Unis, l’Algérie et le Front Polisario.

Aucune des parties n’a commenté ces rencontres bilatérales, organisées dans le cadre de discussions multilatérales conduites à Madrid dans un climat de grande discrétion, sous l’impulsion de Washington.

Le Département d’État américain a confirmé, lundi, que des délégations de haut niveau des États-Unis et des Nations unies facilitent les discussions en cours à Madrid avec le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie.

Dans un message publié sur le réseau social X, le Département d’État a confirmé sa participation à ces échanges, soulignant le caractère confidentiel des discussions entre les parties concernées.

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De son côté, Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé que la question du Sahara figure depuis longtemps à l’agenda des Nations unies. Il a indiqué que des délégations onusiennes de haut niveau sont présentes à Madrid et a salué le rôle de médiation des États-Unis, tout en précisant ne disposer d’aucune information sur les résultats ou le climat des discussions, lors d’un point de presse à New York.

Aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté marocain.

Selon le site Le Desk, citant des sources proches du processus, des discussions à quatre — entre le Maroc, les États-Unis, l’Algérie et le Front Polisario — n’auraient pas permis de dégager un consensus sur la création d’un comité technique composé d’experts juridiques, placé sous la supervision des États-Unis et des Nations unies. Le même média indique qu’une nouvelle série de rencontres pourrait se tenir durant le mois de ramadan, dont le début est attendu dans les prochaines semaines.

Samedi, José Manuel Albares avait déjà tenu des réunions bilatérales avec les ministres des Affaires étrangères de l’Algérie et de la Mauritanie, deux acteurs clés du dossier.

Selon des sources du ministère espagnol des Affaires étrangères, d’autres rencontres bilatérales sont prévues dans les prochains jours à Madrid avec des représentants participant aux discussions multilatérales.

Le gouvernement espagnol, dirigé par Pedro Sánchez, a apporté son soutien au plan d’autonomie marocain en 2022, une position rejointe en 2024 par la France, sous la présidence d’Emmanuel Macron.

(avec EFE)