Ces échanges interviennent alors que le chef de la diplomatie espagnole mène également des rencontres séparées avec l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara, Staffan de Mistura, ainsi qu’avec les ministres des Affaires étrangères d’Algérie et de Mauritanie, reçus les jours précédents.
Les réunions se tiennent dans un contexte de discussions multilatérales organisées dans une grande discrétion à Madrid, sous l’impulsion des États-Unis, autour du dossier du Sahara.
Selon l’agence de presse espagnole EFE, le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares devrait s’entretenir ce lundi à 16h30 avec l’envoyé onusien, avant de recevoir à 18h son homologue marocain.
Concernant ses échanges avec Alger et Nouakchott, le responsable espagnol s’est limité à évoquer, sur les réseaux sociaux, la qualité des relations bilatérales et la bonne entente avec les deux pays, sans faire de référence explicite à la question du Sahara.
Pour rappel, le Maroc réaffirme, pour sa part, que l’initiative d’autonomie constitue la seule solution politique réaliste, crédible et pragmatique au différend régional autour du Sahara. Cette position bénéficie du soutien de l’Espagne depuis 2022, ainsi que d’un appui croissant au sein de la communauté internationale.
Dans une résolution adoptée le 31 octobre dernier, le Conseil de sécurité des Nations unies a estimé qu’« une autonomie véritable pourrait représenter l’issue la plus réaliste » au conflit.
Le 29 janvier, l’Union européenne a également exprimé son soutien à une solution fondée sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc, en vue d’un règlement juste, durable et mutuellement acceptable.
