Conformément à l’accord de cessez-le-feu et à la directive de l’échelon politique, le passage de Rafah ouvrira ce dimanche (1er février) dans les deux sens, pour un mouvement limité de personnes uniquement », indique un communiqué du COGAT, organisme du ministère de la Défense israélien supervisant les affaires civiles dans les Territoires palestiniens occupés.
« La sortie de la bande de Gaza et l’entrée dans celle-ci via le passage de Rafah seront autorisées en coordination avec l’Égypte, après une autorisation sécuritaire préalable des individus par Israël, et sous la supervision de la mission de l’Union européenne », ajoute le COGAT.
Le Hamas avait appelé vendredi Israël à permettre l’ouverture immédiate et dans les deux sens du poste-frontière, à laquelle le gouvernement israélien avait dit avoir consenti avec des restrictions.
« Nous demandons (…) une transition immédiate vers la deuxième phase (de la trêve parrainée par les Etats-Unis) qui prévoit l’ouverture du point de passage de Rafah dans les deux sens et l’autorisation pour le Comité national (pour l’administration de Gaza, mis en place dans le cadre du plan américain) de travailler dans la bande de Gaza », avait écrit le mouvement islamiste palestinien dans un communiqué.
Le poste-frontière de Rafah est le seul point d’entrée et de sortie entre la bande de Gaza et le monde extérieur ne passant pas par Israël.
Il est situé dans la partie de la bande de Gaza tenue par l’armée israélienne depuis son repli opéré au début du cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre, derrière une Ligne jaune lui donnant encore le contrôle de plus de la moitié de ce territoire palestinien dévasté par plus de deux ans de guerre génocidaire menée par Israël.
Les Palestiniens de Gaza, l’ONU et nombre d’ONG internationales attendaient avec impatience la réouverture de ce poste compte tenu de la situation humanitaire dramatique qui prévaut dans le territoire.
« Les bombardements continus menés par l’occupation sioniste sur diverses zones de la bande de Gaza, ainsi que les opérations de démolition perpétrées dans certaines parties » du territoire témoignent « du mépris flagrant de l’occupation pour l’accord de cessez-le-feu et de son entêtement à se soustraire à ses obligations et engagements », a critiqué le Hamas.
