Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a souligné dans des déclarations à EFE un « double effet » sur les recettes et les investissements, porté par près de 600.000 visiteurs spécifiquement venus pour le tournoi. Ces arrivées s’inscrivent dans une année record pour le tourisme marocain, avec 20 millions de visiteurs (+14 %).
Ces flux ont dynamisé les secteurs du transport, de l’hôtellerie, de la restauration et de l’artisanat, injectant immédiatement des liquidités dans l’économie locale.
Mezzour a qualifié les 2,3 milliards d’euros investis dans cette édition de la CAN, achevée dimanche dernier, « d’investissement souverain » dans des infrastructures durables, notamment les neuf stades construits ou réhabilités, ainsi que les réseaux routiers, aéroports et services.
« Nous avons gagné une décennie de développement en 24 mois (…) et doté le Royaume d’infrastructures qui serviront les citoyens durant les 50 prochaines années », a-t-il affirmé.
Il a souligné que l’impact sur l’emploi est « une source de fierté ». La CAN, remportée par la sélection du Sénégal, a permis la création de plus de 100.000 emplois. « Il ne s’agit pas seulement d’emplois temporaires : des milliers de jeunes ont été formés selon des standards internationaux, acquérant une employabilité durable au-delà de 2025 », a-t-il précisé.
Le ministre a indiqué que plus de 3.000 entreprises industrielles ont participé aux travaux. Il a ajouté que la CAN a accéléré la transformation technologique du Maroc, avec le déploiement de la 5G, des systèmes d’identification numérique, de la billetterie digitale et des solutions de cybersécurité. Ces initiatives ont permis de réduire les coûts logistiques et d’attirer de nouveaux investissements.
Avec une audience de 2 milliards de téléspectateurs et 10 milliards de vues sur les réseaux sociaux, le Maroc a démontré sa capacité à organiser de grands événements internationaux, à l’image du Mondial 2030, pour lequel 80 % des infrastructures principales sont déjà prêtes grâce à la CAN.
Les 20 % restants concernent l’extension de la ligne à grande vitesse (LGV) — actuellement entre Casablanca et Tanger — vers Marrakech et Agadir, l’augmentation de la capacité hôtelière et la construction du Grand Stade de Casablanca.
(avec EFE)
