Dans une réponse à une question écrite adressée par Fatima Yassine, députée du groupe Haraki à la Chambre des représentants, le ministre a précisé que la commune de Marrakech a mis à disposition des toilettes publiques dans plusieurs sites stratégiques, notamment les lieux touristiques, les marchés et les jardins.
Un projet intégré de réhabilitation et de création de nouvelles toilettes a été programmé en 2024 avec un budget d’environ 7 millions de dirhams, complété par 6 millions de dirhams supplémentaires en 2025 pour leur gestion. Il est également prévu de réhabiliter 44 toilettes pour un coût de 16 millions de dirhams, ainsi que de réaliser plus de 20 installations sanitaires supplémentaires, portant le total à 60 toilettes, avec à l’étude la délégation de la gestion au secteur privé afin d’assurer la continuité et la qualité des services.
Concernant Tanger, le ministre a indiqué qu’une enveloppe financière de 16 millions de dirhams a été allouée pour les années 2025 et 2026, dont 10 millions programmés pour la première année, en vue de créer des toilettes publiques répondant à des normes modernes, adaptées aux besoins des citoyens et des visiteurs, et conformes aux standards de santé, de sécurité et de qualité.
À Fès, a-t-il poursuivi, 14 installations sanitaires publiques ont été mises en place dans les zones à forte affluence, tandis que les travaux se poursuivent pour 13 autres. Par ailleurs, la société Fès Environnement réalisera 15 toilettes de nouvelle génération, aux normes environnementales et internationales, dans l’objectif d’améliorer la propreté publique et les services offerts aux habitants.
S’agissant de Rabat, Salé, Témara et Skhirate, des projets de toilettes publiques modernes ont été intégrés dans le cadre du deuxième axe relatif aux infrastructures et aux services de proximité du programme 2022-2027, en tenant compte du caractère urbanistique des lieux. Il est ainsi prévu d’équiper les places publiques, les sites historiques et les abords des plages.
À Agadir, a ajouté le ministre, les autorités locales ont réalisé cinq installations sanitaires touristiques sur une superficie de 111 m², ainsi que quatre autres dans les parcs sur 371,24 m². Des conventions de partenariat ont également été signées avec des sociétés de développement touristique et de transport urbain pour créer d’autres toilettes le long des grands axes et pôles de mobilité, pour un budget avoisinant 6 millions de dirhams.
À Casablanca, Laftit a rappelé que la commune a achevé en 2024 la première phase d’un projet portant sur l’installation de 60 toilettes publiques aux normes modernes, réparties dans les jardins et les places à forte fréquentation, avec une répartition équitable entre les 16 arrondissements. Ces installations sont gratuites, accessibles aux personnes en situation de handicap, et séparées par sexe afin de préserver la confidentialité.
Le responsable gouvernemental a également noté que la période 2020-2024 a connu la création de nombreuses nouvelles installations sanitaires dans divers quartiers urbains et zones touristiques, conformément aux normes de qualité, de durabilité et de protection de l’environnement, dans le cadre des programmes de réhabilitation urbaine.
Parallèlement, des travaux sont menés, dans le cadre des programmes d’assainissement liquide, pour élaborer un plan opérationnel visant à généraliser ce service sur toutes les plages et sites à vocation touristique, selon des spécifications modernes et professionnelles, et via des cahiers des charges spécifiques, en partenariat avec les différentes parties concernées.
Enfin, Laftit a souligné que nombre de ces projets s’inscrivent dans les préparatifs à l’accueil de manifestations sportives africaines et internationales, précisant que les collectivités territoriales, en coordination avec les autorités locales, œuvrent au renforcement des infrastructures sanitaires publiques dans une vision de développement visant à améliorer la qualité des services publics et à préserver la santé publique dans plusieurs grandes villes.
