Dans un communiqué publié à l’issue de la deuxième session de son conseil d’administration, tenue récemment, l’Observatoire a réitéré son appel à transférer la propriété des forêts urbaines et périurbaines de Tanger à l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) pour en faire des parcs nationaux et des espaces publics, garantissant ainsi leur protection juridique, une gouvernance renforcée et la valorisation de leurs fonctions écologiques, sociales et récréatives.
Selon les données figurant dans le communiqué, le domaine forestier urbain et périurbain de la ville de Tanger s’étend sur une superficie globale d’environ 5.322 hectares, dont seulement 1.368 hectares relèvent du domaine forestier public.
Ce domaine forestier se répartit notamment entre les forêts de Feddane Chappo, Jbel Kbir et Rahrah, la faible proportion du domaine forestier public rendant plusieurs espaces particulièrement vulnérables à la pression urbaine et à la spéculation foncière.
La réunion a, par ailleurs, mis en exergue la grande valeur environnementale de ces forêts, qui abritent des sites classés parmi les sites d’intérêt biologique et écologique (SIBE), dont Cap Spartel, sur une superficie avoisinant 1.000 hectares, et Perdicaris, sur environ 68 hectares, conformément au plan directeur des aires protégées.
En outre, l’Observatoire a appelé l’ensemble des institutions et des acteurs concernés à renouveler leurs efforts en vue de l’inscription de Tanger en tant que patrimoine mondial de l’humanité, estimant que la ville dispose d’un dossier “solide et recevable”.
(avec MAP)
