Le Maroc, dont le PIB actuel avoisine 170 milliards de dollars, prévoit d’investir dans des centres d’intelligence artificielle en lien avec les universités et le secteur privé, et d’intégrer des solutions d’IA dans l’administration publique et l’industrie, a indiqué la ministre Amal El Fallah Seghrouchni ce lundi lors d’une conférence à Rabat.
La hausse du PIB proviendrait principalement de l’extension des capacités nationales de traitement des données grâce à des centres de données souverains, du déploiement à grande échelle des infrastructures de cloud et de fibre optique, ainsi que de la constitution d’une main-d’œuvre qualifiée en IA pour soutenir le déploiement de ces solutions dans l’industrie et les administrations, a-t-elle précisé.
Dans le cadre de ce plan, le Maroc prévoit de créer 50.000 emplois liés à l’IA et de former 200.000 diplômés aux compétences en intelligence artificielle d’ici 2030.
“Nous voulons faire du Maroc un futur pôle d’excellence en intelligence artificielle et en science des données”
À ce titre, Seghrouchni a signé lundi un accord de partenariat avec la société française Mistral AI afin de soutenir le développement d’outils d’IA générative au Maroc. « Nous voulons faire du Maroc un futur pôle d’excellence en intelligence artificielle et en science des données », a déclaré la ministre.
Le gouvernement prépare également une législation encadrant l’intelligence artificielle, selon la ministre.
Le Maroc a alloué 11 milliards de dirhams (1,2 milliard de dollars) à sa stratégie de transformation numérique pour la période 2024-2026, couvrant les initiatives liées à l’IA et l’extension des infrastructures de fibre optique.
Par ailleurs, le Royaume projette la construction d’un centre de données de 500 mégawatts, alimenté par des énergies renouvelables, dans la ville de Dakhla, afin de renforcer la sécurité et la souveraineté du stockage des données nationales.
(avec Reuters)
