Intervenant lors de la séance des questions orales à la Chambre des conseillers, il a précisé que, afin d’assurer une insertion professionnelle rapide des diplômés, les conditions des stages pratiques ont été améliorées et leur champ élargi, parallèlement à la création de postes budgétaires importants, au nombre de 6.500 en 2025, avec la programmation de 8.000 postes supplémentaires en 2026.
Il a indiqué que ces réformes se sont traduites par une amélioration des indicateurs nationaux, le taux de professionnels de santé atteignant 2,05 pour 1.000 habitants, contre 1,75 en 2020, reflétant une dynamique claire de renforcement de l’offre en ressources humaines de santé.
Le même responsable a souligné que le gouvernement a lancé une réforme législative et structurelle sans précédent, notamment à travers la loi-cadre 06.22 et la loi 09.22 relative à la fonction publique de santé, qui a instauré un nouveau régime salarial combinant une part fixe et une part liée à la performance, ainsi que des indemnités spécifiques pour les zones difficiles.
Il a ajouté que le dialogue social a abouti à des résultats concrets, se traduisant par d’importantes augmentations de salaires et d’indemnités : 4.390 dirhams nets par mois pour les médecins généralistes, 4.405 dirhams pour les médecins spécialistes, 1.950 dirhams pour les infirmiers et techniciens, 1.750 dirhams pour les cadres administratifs et 1.700 dirhams pour les agents.
Concernant le volet de la justice territoriale, Tehraoui a insisté sur l’adoption par le ministère d’une approche régionale dans la répartition des ressources humaines, fondée sur un diagnostic précis des besoins. La part des affectations dans les zones rurales et difficiles a atteint 52 % en 2024 et devrait s’élever à 70 % à fin 2025, puis à 72 % en 2026.
Le ministre a enfin indiqué que le déficit en ressources humaines de santé, en particulier dans les zones éloignées et montagneuses, constitue un défi structurel ancien, accumulé par le système de santé sur plusieurs décennies, qui ne peut être résolu par des solutions conjoncturelles ou palliatives, mais requiert une réforme profonde et globale.
