L’Observatoire a appelé les autorités sécuritaires et judiciaires à renforcer le suivi et la répression à l’encontre des personnes impliquées, tout en exhortant les plateformes numériques à assumer leur responsabilité en détectant et en fermant les pages frauduleuses.
Dans un communiqué, l’Observatoire indique que, sur la base de son suivi quotidien et des plaintes et signalements reçus de citoyens issus de différentes régions du Royaume, il a constaté une large prolifération de pages et de comptes numériques suspects exploitant les besoins des consommateurs. Ces pages font la promotion d’offres « alléchantes » et « exceptionnelles » à des prix illogiques, en recourant à des procédés trompeurs sophistiqués portant directement atteinte aux droits des consommateurs et à leur sécurité financière.
L’Observatoire précise que parmi les cas recensés figurent des pages fictives usurpant l’identité de sociétés de transport, d’organisateurs de concerts ou d’intermédiaires, portant des noms proches de marques connues ou suggérant un caractère officiel. Ces pages utilisent des logos et des images tirés de sites officiels et affichent un nombre de followers soudainement élevé, souvent fictif.
Il a également relevé un autre type de pages se présentant comme des « intermédiaires privés » ou des services « VIP », reposant sur un discours d’urgence et de pression psychologique, tel que « l’offre est limitée », tout en limitant les échanges aux applications de messagerie instantanée, sans fournir d’adresse électronique professionnelle, d’adresse légale ou d’informations d’identification claires.
Dans le même contexte, l’Observatoire indique avoir constaté des modèles récurrents de notifications et de messages frauduleux, où le consommateur reçoit des messages privés l’incitant à effectuer un virement immédiat, tels que : « le billet est disponible maintenant à un prix spécial, il suffit de transférer tout de suite pour que je le réserve pour toi ». Après le transfert, la victime reçoit une fausse confirmation de réservation ou un « reçu » numérique, voire un fichier PDF portant le logo d’une entreprise connue et un numéro de réservation impossible à vérifier officiellement, avant d’être bloquée et de voir la page ou le compte supprimé définitivement.
L’Observatoire estime que ces pratiques ne relèvent pas de simples infractions commerciales, mais constituent des actes criminels organisés visant à s’approprier les fonds des consommateurs, à saper la confiance dans les transactions numériques et à nuire aux efforts de l’État pour encadrer le commerce électronique.
Il a enfin mis en garde les consommateurs contre le fait de céder à des offres irréalistes ou fondées sur l’urgence, recommandant de ne transférer aucune somme d’argent en dehors de plateformes officielles et reconnues, de vérifier l’identité du vendeur, son autorisation, son adresse légale, et de conserver toutes les données numériques en cas de doute ou d’escroquerie, ainsi que de signaler immédiatement les pages suspectes aux autorités compétentes.
