Dans ce contexte, Naïma El Fathaoui, membre du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement (PJD) à la Chambre des représentants, a adressé une question écrite au ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts.
Elle y demande quelles mesures le ministère a prises pour garantir la protection de la sécurité sanitaire et environnementale nationale face à ces substances, et s’enquiert des mécanismes de contrôle mis en place pour limiter l’entrée de tels pesticides sur le marché marocain.
Le rapport appelle par ailleurs à l’ouverture d’une enquête sur les conditions d’introduction de pesticides agricoles européens interdits dans plusieurs pays, dont le Maroc, en mettant en garde contre leurs graves dangers pour la santé humaine et l’environnement.
Il précise qu’en 2024, 75 types de pesticides interdits ont été exportés vers 93 pays à travers le monde, pour des quantités totalisant des milliers de tonnes. Environ 9.000 tonnes ont été destinées à l’Afrique, le Maroc, l’Afrique du Sud et le Kenya figurant parmi les principaux importateurs.
Le rapport souligne enfin que les principaux pays exportateurs de ces substances dangereuses sont la Suisse, la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne et les Pays-Bas, pointant une contradiction flagrante des politiques européennes : l’Union européenne interdit l’utilisation de ces pesticides sur son territoire tout en autorisant leur production et leur exportation vers d’autres pays.
