Concernant l’article 5, le groupe a proposé l’ajout de deux membres parmi les “journalistes sages”, dotés de compétences et d’une connaissance approfondie du champ journalistique, reconnus pour leur respect de l’éthique professionnelle, et désignés par les organisations syndicales les plus représentatives.
Le groupe a expliqué que cet amendement vise à “préserver l’équilibre numérique entre journalistes et éditeurs, respecter la philosophie de l’autorégulation de la profession, garantir la neutralité et l’objectivité dans la prise de décision, réduire les risques de partialité, et conférer ainsi une légitimité aux décisions adoptées”, selon ses termes.
Le même amendement a également pour objectif de “garantir la représentativité des organisations syndicales au sein du Conseil, préserver les acquis cumulés par le corps journalistique, ainsi que les avancées enregistrées par notre pays dans ce domaine”.
S’agissant de l’article 3, le groupe a proposé d’inscrire explicitement la contribution du Conseil national de la presse à l’amélioration des conditions sociales des journalistes. Il a justifié cette proposition par le fait que cette mission relève des rôles auxquels le Conseil doit “contribuer autant que possible, étant donné que les missions qui lui sont confiées sont interdépendantes, mêlant dimensions professionnelle, sociale et économique, et qu’il est impossible de les dissocier. Bien au contraire, l’amélioration des conditions sociales des professionnels de la presse s’inscrit pleinement dans la philosophie de l’autorégulation de la profession”.
Les amendements prévoient également l’ajout d’une “mission d’assistance aux entreprises de presse et aux journalistes afin de leur permettre d’exercer un journalisme professionnel et de qualité”, soulignant que “ce rôle fait partie des missions fondamentales que le Conseil national de la presse doit assumer, à l’instar de certaines expériences comparées”.
Dans le même contexte, le groupe a proposé de préciser que l’avis du Conseil sur les questions soumises par l’administration doit être strictement limité à son champ d’activité, justifiant cette mesure par la nécessité de “circonscrire l’expression de l’avis du Conseil national de la presse à ses domaines de compétence, et d’éviter de l’impliquer dans d’autres questions susceptibles de porter atteinte à son indépendance”.
