Qualifiant la Russie d’« amie fidèle et de longue date de l’Afrique », M. Lavrov a souligné que c’est sur cette base solide que « nous entendons développer notre amitié et notre coopération, dans le respect des spécificités civilisationnelles de chacun ».
« La diplomatie russe contribuera à l’édification du continent africain en tant que centre d’influence majeur du monde multipolaire », a-t-il poursuivi, mettant l’accent sur « le droit des peuples africains de déterminer eux-mêmes les voies et les modèles de leur développement, ainsi que de choisir librement leurs partenaires internationaux ».
Selon M. Lavrov, les axes prioritaires de la coopération Russie-Afrique sont définis dans le Plan d’action du Forum de partenariat pour la période 2023-2026, couvrant notamment la sécurité, l’énergie, le commerce, l’éducation, la science et la culture, en cohérence avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Sur le plan économique, le MAE russe a mis en avant la progression soutenue des échanges commerciaux avec l’Afrique, dont le volume a dépassé 27 milliards de dollars l’an dernier, soit une hausse de plus d’une fois et demie par rapport à 2019.
La diplomatie russe a également souligné les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine, en insistant sur une approche axée sur l’investissement productif, la valorisation des ressources locales, le développement industriel et les secteurs de pointe, dont le numérique et l’intelligence artificielle.
La Russie s’est dite également ouverte à une coopération élargie avec les mécanismes multilatéraux africains, au premier rang desquels l’Union africaine, ainsi qu’avec des partenaires eurasiatiques, notamment l’Union économique eurasienne.
Organisée les 19 et 20 décembre au Caire, la deuxième conférence ministérielle du Forum de partenariat Russie-Afrique réunit les chefs et hauts responsables des diplomaties russe et africaines afin d’évaluer l’état des relations bilatérales et multilatérales et d’en définir les perspectives.
