Intervenant devant le Conseil de sécurité à New York, le chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), Abdou Abarry a notamment pointé du doigt la menace persistante que posent les groupes affiliés à Boko Haram.
« Dans le Bassin du Lac Tchad, les groupes affiliés à Boko Haram continuent de démontrer leur capacité à s’adapter face aux opérations des forces de défense et de sécurité » des pays affectés, a relevé le responsable onusien, notant qu’en raison de cette situation, des millions de personnes restent déplacées dans un état de vulnérabilité extrême.
Il a également fait observer que la guerre au Soudan et l’insécurité dans le Bassin du Lac Tchad entraînent d’importants déplacements de populations et menacent la stabilité des Etats de la région, ajoutant que cette “détresse humaine porte malheureusement le visage de femmes et d’enfants”.
Évoquant la crise sécuritaire et humanitaire au Soudan, M. Abarry, qui est également le représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique centrale, a indiqué que depuis la chute de la ville d’El Fasher, 12.930 nouveaux réfugiés ont rejoint le Tchad, notant que la surpopulation des camps dans l’Est de ce pays accentue la pression sur les ressources naturelles et les services de base, augmentant les risques de malnutrition et d’épidémies.
“L’insécurité alimentaire est très préoccupante avec plus de sept millions de personnes nécessitant une aide humanitaire, et ce alors que le plan d’intervention humanitaire pour 2025 n’a été financé qu’à hauteur de 26,4%, contre 41% l’année dernière, à la même période”, a-t-il déploré.
Le responsable onusien a, dans ce cadre, appelé le Conseil de sécurité à poursuivre ses efforts en faveur de la résolution du conflit soudanais qui impacte aussi la paix et la stabilité dans la sous-région.
