Rencontre à Madrid entre les Premiers ministres espagnol et marocain avec le Sahara en toile de fond

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez reçoit jeudi à Madrid son homologue marocain Aziz Akhannouch pour signer plusieurs accords et évoquer les sujets qui lient les deux pays, à commencer par la question du Sahara.

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Arrivée du président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, le 21 février 2024 à Salé. Crédit: MAP

La décision de Madrid de soutenir en 2022 le plan d’autonomie défendu par Rabat, rompant avec sa position de neutralité, a ouvert une période de relations plus apaisées entre les deux pays, après la brouille déclenchée en avril 2021 par l’hospitalisation en Espagne du chef des séparatistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali.

Depuis, le Conseil de sécurité de l’ONU a lui aussi apporté son soutien au plan marocain.

La rencontre de jeudi entre les chefs de gouvernement espagnol et marocain est la 13e rencontre bilatérale de « haut niveau » de ce type.

La question du Sahara devait encore être un des sujets-clefs abordés lors des réunions de jeudi, durant lesquelles le Maroc va tenter notamment d’avancer sur la question de la gestion de l’espace aérien du territoire, aujourd’hui contrôlé par l’Espagne depuis les Canaries.

« Lorsqu’il y a un territoire sous la souveraineté d’un pays, il est préférable que ce pays se charge de la gestion de tous les sujets aériens, terrestres ou maritimes du pays », a déjà affirmé Ryad Mezzour, le ministre marocain du Commerce dans une interview accordée au journal El Mundo.

La question migratoire sera aussi évoquée : les deux pays partagent de nombreuses frontières, notamment en raison des deux enclaves espagnoles de Sebta et Melilia au Maroc, et Rabat est un partenaire-clé de Madrid pour freiner les entrées irrégulières en Espagne.

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L’immigration illégale a fortement baissé en 2025 en Espagne sur les onze premiers mois de l’année, avec 34.251 arrivées, contre 56.976 en 2024 (-29%).

« Le Maroc joue un rôle très important pour lutter contre l’immigration clandestine. Nous faisons tous les efforts possibles en lien avec nos partenaires pour faire ce qu’il faut faire pour que ça ne soit pas un problème », a souligné le ministre du Commerce.

(avec AFP)