L’Exécutif abaisse le seuil permettant aux listes de jeunes sans appartenance partisane de bénéficier du financement public

Les groupes de la majorité sont finalement revenus sur leur amendement prévoyant d’exiger des listes de jeunes candidats sans affiliation politique qu’elles obtiennent 5 % des voix des électeurs inscrits pour bénéficier du financement public.

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Ils ont présenté, lors de la séance plénière de lundi soir, un nouvel amendement abaissant ce seuil à 2 %. Un amendement accepté par Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, et adopté par 164 voix pour, 50 abstentions et aucune opposition.

Dans ce contexte, Hicham El Mhajri, membre du groupe du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a expliqué que les groupes de la majorité avaient travaillé sur l’article 23 et présenté plus de 22 amendements « tous dans l’intérêt du processus électoral », portant notamment sur le programme et le compte bancaire, estimant que le temps consacré à la discussion avait permis d’améliorer les conditions de candidature.

Il a ajouté que l’objectif était d’améliorer le texte, de faciliter la candidature des jeunes et de rationaliser leur participation, soulignant que la simulation du seuil de 5 %, similaire à celui exigé des partis politiques (3 %), avait montré qu’il s’agissait d’un taux « très élevé ». Cela a conduit à proposer son abaissement à 2 % « afin d’offrir une véritable chance de compétition aux jeunes » et éviter que la condition ne paraisse insurmontable.

Cette position a toutefois été contestée par Abderrahim Chahid, président du groupe socialiste – opposition ittihadie, rappelant que l’accord conclu en commission prévoyait de renforcer la crédibilité des candidatures de jeunes en maintenant le seuil de 5 % des suffrages exprimés.

Selon lui, abaisser ce seuil à 2 % impose de « reconsidérer la question » et de le lier aux voix exprimées plutôt qu’aux électeurs inscrits, car la nouvelle formulation « ne reflète pas la logique du vote réel ».

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El Mhajri a rétorqué qu’adopter le critère des suffrages exprimés pénaliserait les jeunes dans plusieurs circonscriptions, expliquant : « Si nous retenons les voix exprimées, nous pourrions exiger 400 voix dans une circonscription où le total des suffrages exprimés ne dépasse pas 3 000 ».

Pour rappel, Abdelouafi Laftit avait déjà accepté un amendement présenté par les groupes de la majorité, le groupe socialiste – opposition ittihadie et le groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement (PJD), liant le financement public destiné aux candidats de moins de 35 ans à l’obtention d’au moins 5 % des suffrages exprimés.

Cet amendement avait été adopté jeudi dernier lors de l’examen des modifications du projet de loi organique relative à la Chambre des représentants, au sein de la Commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat, de la politique de la ville et des affaires administratives.