Il a ajouté, lors d’une intervention devant la Commission des secteurs sociaux à la Chambre des représentants ce mercredi, convoquée à la demande du gouvernement pour débattre de la polémique soulevée au sujet de l’attribution de marchés des médicaments par le ministre de la Santé Amine Tahraoui à un autre ministre, que l’opposition peut très bien présenter une proposition de loi interdisant aux hommes d’affaires d’assumer des responsabilités gouvernementales et les empêchant d’accéder à la politique, si elle ne souhaite pas les voir présents.
Chaouki a affirmé que lancer des allégations sans base juridique ne sert pas le débat institutionnel, estimant que la gravité ne réside pas uniquement dans les propos eux-mêmes, mais dans leur impact potentiel sur les lois en vigueur et sur le fonctionnement normal des institutions.
Il a souligné qu’il est inacceptable de monter à la tribune pour accuser des ministères entiers, par exemple en affirmant qu’un ministre aurait accordé un avantage à un autre ministre, alors que les lois encadrant ces questions sont claires et ne laissent aucune place à de telles interprétations. Il a précisé que lorsqu’il parlait de « gravité » de l’affaire, il se référait à la gravité des faits supposés si ceux-ci étaient avérés.
Concernant les accusations de conflit d’intérêts, Chaouki a mis en avant la nécessité de se référer aux fondements juridiques encadrant les sociétés anonymes au Maroc, rappelant qu’elles sont indépendantes de leurs actionnaires, disposent de la personnalité morale et d’un patrimoine propre leur permettant de contracter, d’ester en justice et de réaliser tout acte juridique en leur nom, conformément à la loi.
Il a expliqué que ces sociétés sont gérées par des organes bien définis, à leur tête le conseil d’administration chargé d’orienter l’activité et d’assurer le bon fonctionnement de l’entreprise, ainsi que l’assemblée générale des actionnaires, compétente pour les décisions stratégiques telles que l’approbation des comptes, la nomination ou la révocation des membres du conseil d’administration. Selon lui, ce cadre juridique est parfaitement cohérent avec la loi régissant l’action gouvernementale et ne contredit aucune autre législation pertinente.
Le président du groupe du RNI a enfin souligné que le doute permanent jeté sur les institutions et les responsables ne contribue ni à bâtir la confiance ni à améliorer la qualité du débat public, rappelant que l’essentiel reste les mesures à même de protéger le pouvoir d’achat des citoyens et de garantir l’accès aux médicaments.
