Conformément à la procédure prévue par les textes législatifs et réglementaires en vigueur, la ministre de l’Economie et des Finances a désigné, sur proposition du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, Abdelilah Hanine comme membre magistrat et nouveau président du Collège des sanctions pour un mandat de quatre ans.
Le Conseil d’administration de l’AMMC, réuni le 4 novembre, a quant à lui désigné Lamya El Mernissi et Mohamed Amrani membres intuitu personae du Collège des sanctions pour un mandat de quatre ans.
Des profils d’expérience
Abdelilah Hanine a occupé plusieurs fonctions au sein du corps judiciaire depuis 1995. Il a notamment exercé comme juge au tribunal de première instance de Larache, puis au tribunal de commerce de Tanger, avant d’être désigné conseiller à la chambre commerciale de la Cour de cassation de 2013 à 2019, dont il a présidé la troisième section. Il préside actuellement la troisième commission de la chambre commerciale de la Cour de cassation.
Lamya El Mernissi a exercé au Barreau de Paris et a rejoint le cabinet Figes Mernissi en 1998. Devenue associée en 2002, elle dirige la pratique « droit des sociétés et financement de projets » du cabinet. Elle conseille notamment les institutions financières marocaines et internationales pour le financement des projets d’infrastructure ainsi que des fonds d’investissement dans le cadre de fusions et d’acquisitions et d’opérations de capital-investissement.
Mohamed Amrani est professeur de finance et responsable du domaine finance à l’Université Mohammed VI Polytechnique – Africa Business School. Doté d’une expérience de vingt-sept ans dans le secteur du marché des capitaux au Maroc, il a siégé pendant vingt ans au Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca. Il est titulaire d’un doctorat en mathématiques appliquées de l’Université de Lorraine.
À cette occasion, l’AMMC a rendu hommage aux membres sortants du Collège des sanctions. L’Autorité salue l’engagement de messieurs Hassan El Afoui (président), Abdeljalil Chraïbi (membre) et Azzedine Kettani (membre), et les remercie pour leur précieuse contribution à la mise en place de cet organe, ainsi que pour la valeur ajoutée significative qu’ils y ont apportée tout au long de leurs mandats.
Mis en place en 2017, le Collège des sanctions joue un rôle central dans le processus coercitif et contribue à la protection des investisseurs et au renforcement de la confiance dans le marché des capitaux national.
