Selon les documents judiciaires, la décision rendue le 8 octobre 2025 repose sur l’insuffisance des preuves : les déclarations de la plaignante n’étaient étayées par aucun élément matériel, et le rapport médical a confirmé l’absence de traces d’agression sexuelle. Une autre élève, citée à la barre, a par ailleurs affirmé n’avoir été témoin d’aucun acte répréhensible. Face à ces éléments, la Cour a estimé que le doute devait profiter à l’accusé, tout en mettant les frais de justice à la charge du Trésor public.
Cette décision met fin à une affaire qui a profondément marqué le milieu éducatif à Tiznit. L’enseignant avait été suspendu de ses fonctions le 9 décembre 2024 par la direction provinciale de l’Éducation, à la suite d’un rapport évoquant une suspicion de harcèlement sexuel. Ce même arrêté avait entraîné la suspension de son salaire, à l’exception des allocations familiales, dans l’attente d’un jugement définitif.
Mardi dernier, M.A. a comparu devant le conseil de discipline de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de Souss-Massa pour examiner sa situation administrative. Dans un mémoire adressé au conseil, il a précisé que sa comparution ne pouvait viser qu’à corriger sa situation administrative, après que la justice a tranché définitivement en sa faveur.
L’enseignant a également relaté les lourdes conséquences psychologiques, sociales et médicales subies durant plus d’un an de suspension. Selon sa défense, il a subi deux opérations cardiaques, et la perte de salaire a entravé sa capacité à suivre son traitement et à subvenir aux besoins de sa famille, provoquant notamment l’interruption des études universitaires de ses enfants.
Son avocat a demandé au conseil de lever sans délai la suspension, de rétablir son salaire et de le réintégrer dans ses fonctions, en reconnaissance d’un parcours professionnel de plus de 31 ans dans l’enseignement.
L’affaire a suscité un large débat à Tiznit, où plusieurs enseignants et syndicats ont dénoncé “les plaintes malveillantes” susceptibles de briser des carrières et des familles. Les soutiens de l’enseignant ont réaffirmé leur appui jusqu’à la restitution complète de ses droits et de sa dignité.
