Invité samedi soir sur la chaîne 2M, il a déclaré : “Le Maroc et l’Algérie n’ont pas besoin de médiation, compte tenu de leur proximité géographique et de leurs liens historiques. Personne ne connaît mieux l’Algérie que le Maroc, et personne ne connaît mieux le Maroc que l’Algérie. Nous avons la capacité de résoudre nos problèmes nous-mêmes.”
Invité samedi soir sur la chaîne 2M, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a affirmé que le règlement des différends entre le Maroc et l’Algérie “ne nécessite aucune médiation”, soulignant qu’il s’agit d’une position constante du roi Mohammed VI. Extraits. pic.twitter.com/BeyDY5WG1X
— TelQuel (@TelQuelOfficiel) November 3, 2025
Bourita a rappelé que le roi Mohammed VI a lancé un appel clair au dialogue direct entre les deux pays, considérant qu’il s’agit de la voie la plus appropriée pour dépasser les différends, à condition que la volonté politique existe des deux côtés.
Évoquant la question du Sahara, le ministre a salué la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qu’il juge décisive. Selon lui, cette résolution consacre, pour la première fois, l’Initiative marocaine d’autonomie comme unique référence aux négociations : elle y est mentionnée six fois sur quatorze paragraphes, ce qui confirme sa centralité. Bourita a précisé que le texte définit aussi la finalité du processus : parvenir à une autonomie réelle sous souveraineté marocaine, mettant fin à toute ambiguïté sur la nature de la solution.
La résolution, a-t-il poursuivi, identifie clairement les parties concernées : le Maroc, le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie, sans inclure d’autres acteurs. Elle établit un cadre strictement onusien, soutenu par les États-Unis, traduisant un large consensus international autour du plan marocain.
Le ministre a relevé également que la résolution introduit un nouveau ton, rompant avec le langage descriptif des précédentes. “Depuis 2007, les textes prenaient acte de l’initiative marocaine ou saluaient les efforts du Maroc. Désormais, ils affirment que l’autonomie sous souveraineté marocaine est la solution réaliste”, a-t-il expliqué. Selon lui, l’usage explicite du terme “sous souveraineté marocaine” représente un tournant historique et un revers majeur pour les opposants à cette orientation.
