Fouzi Lekjaa : “L’organisation du Mondial ne peut se concrétiser que si notre système de santé répond aux normes requises”

Le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a défendu jeudi devant la Commission des finances de la Chambre des représentants la vision gouvernementale autour de l’organisation du Mondial 2030, assurant que ce chantier dépasse largement le cadre sportif.

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Le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a défendu jeudi devant la Commission des finances de la Chambre des représentants la vision gouvernementale autour de l’organisation du Mondial 2030. Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

L’engagement du Maroc dans ce processus n’est pas un simple projet sportif, mais la concrétisation d’une vision stratégique pour le pays”, a-t-il affirmé. Selon lui, “les projets liés au Mondial apporteront une grande valeur ajoutée, créeront des opportunités de croissance et dynamiseront l’emploi, au service de l’intérêt national”.

“Le coût des stades ne relève pas du budget général de l’État”

Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget

Lekjaa a souligné que la Coupe du monde “constitue une carte maîtresse dans la feuille de route nationale, où se croisent les différents axes du développement, notamment la santé”.

Le dossier de candidature conjoint Maroc–Portugal–Espagne, approuvé à l’unanimité par la FIFA, “comporte des engagements clairs, dont le premier et le plus important concerne le secteur de la santé”. Et de préciser : “L’organisation du Mondial ne peut se concrétiser que si notre système de santé répond aux normes requises, que ce soit dans les services d’urgence, les soins ou les prestations destinées aux spectateurs, aux joueurs et aux équipes participantes.”

“Il n’y aura pas de véritable développement si nous ne relions pas le nord au sud et l’est à l’ouest. C’est cela le Maroc de 2030 que nous visons”

Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget

Évoquant la rapidité de construction des infrastructures, il a tenu à rappeler que “cela ne concerne pas uniquement le football”. “Nous avons rénové le complexe Moulay Abdellah en un temps record ; mais lorsque nous avons voulu construire un hôpital universitaire, nous avons également pu le faire dans un délai très court”, a-t-il souligné.

Le ministre a insisté sur le fait que “le coût des stades ne relève pas du budget général de l’État”. Il a précisé que “le coût global des projets liés au Mondial avoisine les 3 milliards de dirhams, dont 1,6 milliard destiné à l’Office national des chemins de fer (ONCF)”. Et d’ajouter : “Le plus important pour le Maroc est la réalisation de ces projets, qu’il accueille ou non la Coupe du monde.”

“Il n’y aura pas de véritable développement si nous ne relions pas le nord au sud et l’est à l’ouest. C’est cela le Maroc de 2030 que nous visons”, a déclaré Lekjaa, avant de s’interroger : “Si nous annulions le Mondial, arrêterions-nous de développer nos aéroports ? D’améliorer notre système de santé ? Certainement pas.”

“Si nous annulions le Mondial, arrêterions-nous de développer nos aéroports ? D’améliorer notre système de santé ? Certainement pas”

Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget

Selon lui, ces investissements “profiteront à tous les secteurs, en premier lieu à la santé”, rappelant que certaines réalisations, prévues initialement pour 2030 ou 2032, “sont désormais accélérées grâce au Mondial”.

Abordant la polémique liée à la Coupe d’Afrique des Nations, le ministre a dénoncé “les tentatives de déstabilisation de ceux qui cherchent à semer le doute sur nos capacités, en évoquant des complots autour des chiens errants ou des images truquées”. “Pourquoi parler aujourd’hui de boycott ?” a-t-il lancé.

Et de conclure : “Certaines critiques manquent d’objectivité et ne reposent sur aucune base réelle. C’est pourquoi elles s’effondrent rapidement.”