L’indice socio-économique, obstacle à la généralisation de la protection sociale, selon Allal Amraoui

Le chef du groupe istiqlalien pour l’unité et l’égalitarisme à la Chambre des représentants, Allal Amraoui, a estimé que « l’indice du système de soutien social direct demeure un véritable obstacle à la mise en œuvre correcte de ce grand chantier royal ».

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Lors de son intervention à la Commission des finances et du développement économique, ce mardi, dans le cadre du débat général sur le projet de loi de finances 2026, Amraoui a souligné que « la généralisation de la protection sociale constitue l’un des piliers fondamentaux de l’État social », qu’il s’agisse de la couverture médicale de base, notamment pour les bénéficiaires du régime AMO-Tadamoun, ou du soutien social direct, appelant à des mesures d’accompagnement pour surmonter les difficultés liées à l’indice en question.

Le responsable istiqlalien a ajouté que la réforme du système de santé, inscrite dans la continuité des grandes réformes structurelles, représente « l’un des défis majeurs pour consacrer l’État social ». Le retard observé dans sa mise en œuvre, a-t-il poursuivi, a eu des répercussions négatives sur la qualité des services médicaux et sur le droit des citoyens à un accès équitable aux soins, ce qui rend nécessaire « un plan d’urgence allant de l’accueil des patients jusqu’à leur prise en charge médicale ».

Amraoui a rappelé que le gouvernement prévoit la finalisation des centres hospitaliers universitaires restants et la réhabilitation de 90 hôpitaux publics, en vue d’améliorer l’attractivité du service public de santé et de restaurer la confiance des citoyens. Il a également appelé à accélérer la mise en œuvre de la loi sur la fonction sanitaire et à publier le décret relatif aux médicaments, dont les prix demeurent élevés malgré leur exonération de la TVA.

Sur le plan judiciaire, le chef du groupe istiqlalien a exhorté à parachever la réforme du système de justice, notamment à travers l’adoption du nouveau code pénal et des textes régissant les professions juridiques, dont la loi sur la profession d’avocat.

Concernant le marché du travail, il a plaidé pour une révision du Code du travail, jugé obsolète et inadapté aux mutations actuelles. Il a insisté sur la nécessité d’adopter la loi sur les syndicats, prévue dans le programme gouvernemental, dans le cadre d’un dialogue social inclusif associant syndicats, employeurs et gouvernement, afin d’assurer un consensus équilibré autour de ces textes fondamentaux.

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Amraoui a également souligné que le projet de loi de finances 2026 représente « une opportunité pour renforcer la souveraineté nationale dans les domaines stratégiques » — alimentaire, sanitaire, énergétique — tout en protégeant le pouvoir d’achat des citoyens face à la hausse continue des prix des produits de base, notamment les fruits, légumes, viandes rouges et blanches, ainsi que les carburants.

Enfin, il a relevé que le grand défi de ce budget réside aussi dans la préparation des élections législatives de septembre 2026, appelant à garantir une participation plus large, notamment celle des femmes, des jeunes et des Marocains du monde, et à mettre en place les moyens nécessaires pour assurer la réussite de ce rendez-vous démocratique.